Les romances sans musique d’Elvis Perkins

Quelle est cette langueur qui pénètre notre coeur à l’écoute des épopées miniatures d’ Elvis Perkins ? Le plus Verlainien des songwriters américains est enfin de retour, après six ans d’un silence de bonze. À défaut d’être le plus immédiat, son nouvel album I Aubade est certainement le plus personnel. Hormis quelques sérénades dont il a le secret (&Eveline et My 2$, entre autres) il est frappant de constater qu’il y a de moins en moins de musique dans l’univers du new-yorkais mais ce n’est pas pour nous déplaire : certains des morceaux les plus abstraits sont parmi les plus réussis, comme l’aérien final Wheel in the Morning ou les cha- maniques I Came for Fire et Hogus Pogus. Si Syd Barrett avait été américain, il aurait peut-être bien eu ce son-là…

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