Voyage en Antar­c­tique avec le Musée des Confluences

Douze ans après La Marche de l’em­pe­reur, Luc Jacquet revient à nouveau du pôle Sud les poches pleines d’images de paysages tein­tés unique­ment de bleu et blanc. Il en a tiré une dizaine de films et de nombreuses photos, mis en scène dans une expo­si­tion qui se veut immer­sive et péda­go­gique. Comme les membres de l’ex­pé­di­tion, on doit d’abord passer par le vestiaire. Une recons­ti­tu­tion de ce dernier permet de jeter un œil au maté­riel indis­pen­sable à la survie dans les condi­tions extrêmes de l’An­tar­c­tique. Ensuite, le visi­teur plonge avec l’équipe de tour­nage, dans les eaux glacées de l’océan Austral.
Sur la glace, les manchots sont patauds, voire fran­che­ment comiques. Dans l’eau, ils se méta­mor­phosent en flèches argen­tées. Le parcours est ponc­tué d’ex­pli­ca­tions chif­frées. On apprend ainsi qu’en Antar­c­tique, les tempé­ra­tures oscil­lent entre –35 °C et +5 °C. Des condi­tions extrêmes dont Laurent Ballesta, plon­geur et photo­graphe de l’ex­pé­di­tion, parle­rait presque avec nostal­gie, bien qu’il n’ait « toujours pas retrou­vé la sensi­bi­li­té de ses deux gros orteils ». Pour clore l’ex­po­si­tion, on se retrouve une dernière fois sur la banquise, entou­rés par une colo­nie de manchots sur quatre écrans.

 

Antar­c­tica. Jusqu’au samedi 31 décembre au Musée des Confluences, Lyon 2e. De 5 € à 9 €. musee­des­con­fluences.fr

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