Michel Polnareff / Les Nuits de Fourvière

Michel Polnareff

 

Tordre le cou au Père Noël en guise de grand retour. Génie. Tordre le cul sur tous les murs de Paris pour la promo de son Olympia de ‘72. Génie. Glisser une doublette jazz Love Me, Please Love Me / Histoire de Coeur au milieu d’un album de folk-rock. Génie. Faire rimer crime avec ice-cream deux disques plus tard. Génie – partagé avec Jean-Loup Dabadie, bien entendu. Leur collaboration durable donnera naissance à nombre de bijoux devenus des classiques indémodables du répertoire français.

Polnareff est le plus glam de nos rockeurs, le plus rock de nos jazzmen, la plus star de nos pop stars. Il est aussi un sacré brouilleur de pistes. Combien de fois nous a-t-il fait le coup ? De Coucou Me Revoilou (1978) à Kâmâ Sutrâ (1990) jusqu’à sa précédente tournée Ze re Tour (2007), sa carrière aura été une suite de renaissances vécues comme autant d’actes de résistance, autant d’occasions de créer la surprise, la stupeur et surtout la joie de ses millions de fans. “J’ai tellement de choses à dire. Je n’ai pas voulu mourir. Tellement de souvenirs. On m’a dit de ne rien dire. Je suis venu désobéir” chantait-il en 1978. Ces vers n’ont jamais été aussi vivants qu’aujourd’hui.

Vous pouvez encore y aller