Lou Doillon à Musilac

Sur le nouvel album de Lou Doillon, il est beaucoup question de liberté. Celle qu’elle n’a pas eu enfant, cataloguée dès la cour de récré comme une « fille de » ; celle qu’elle n’a pas non plus eue dans sa vie professionnelle en tant qu’actrice ou mannequin, deux métiers de soumission presque totale. Pas étonnant alors qu’elle ait choisi le maître des grands espaces Taylor Kirk (de Timber Timbre) pour assurer la production d’un album qui aurait pu s’appeler The Great Escape plutôt que Lay Low. Parce qu’autant on ne croit pas une seconde à son « profil bas » de façade – chassez la grande gueule, elle revient au galop dans une interview donnée en Espagne avec séance de bitching en règle sur Nicki Minaj et Beyoncé – autant on assiste avec ce deuxième opus à l’émancipation d’une Lou Doillon réchappée de tous les pièges tendus par la vie et qui cette fois-ci, c’est sûr, a trouvé sa voie avec la musique. Plus encore que son prédécesseur Places, Lay Low dévoile une personnalité d’artiste à fleur de peau, une loser magnifique à la rage contenue mais prête à en découdre, parfaitement secondée par son producteur Taylor Kirk dont la patte, omniprésente, souligne avec justesse l’intensité naturelle de ses compositions. Un bijou.

 

Lou Doillon à Musilac.

Dimanche 10 juillet. 59 € la journée (+ Louise Attaque, Birdy Nam Nam, Foals…). musilac.com

Vous pouvez encore y aller