Festival Ecrans Mixtes, Priscilla folle du désert

Priscilla folle du désert, soirée de clôture du festival Ecrans Mixtes.

 

Un film de Stephan Elliot

Fiction – Australie – 1994 – 1h44 – VOSTF

Avec Hugo Weaving, Guy Pearce, Terence Stamp

Copie numérique restaurée.

Trois drag queens vedettes à Sydney traversent le désert australien à bord d’un bus appelé « Priscilla ». Sous ses faux cils, il y a Adam, gay bodybuildé a priori caricatural. Anthony, homo plus lambda, va quant à lui rejoindre son passé hétérosexuel, et Ralph, le troisième, est un trans qu’il faut désormais baptiser Bernadette.

Chemin faisant, c’est la panne, ils peignent le bus en bleu lavande, s’habillent de façon outrageuse, se produisent là où ils ne devraient pas et ne récoltent que moquerie, hostilité et incompréhension.

Elles finissent par se produire seules en haut d’un rocher au cœur du pays.

Grand amateur de comédies musicales hollywoodiennes, Stephan Elliott voit dans les spectacles de travestis l’héritage du « glamour » d’un genre aujourd’hui disparu.

Dans cette odyssée road-movie à haute teneur musicale, le comique le dispute au pathétique, et l’hilarité à l’incompréhension.

Le tout étant de montrer que sous les plumes et les paillettes qui sont ici foison, les drag queens et assimilés sont des hommes (ou des femmes) comme les autres.

Entre autre servi par un Terence Stamp extraordinaire de sensibilité, le spectacle joué en plein air pour les aborigènes, minorité contre minorité, et le culte rendu à un étron d’Abba pieusement conservé, font partie de ces nombreuses scènes qui, agrémentées de répliques jouissives et jubilatoires, contribuent désormais à rendre le film culte.

Dans une copie nouvellement restaurée, les couleurs des tenues comme des ocres du désert australien sont divinement magnifiées. On ne s’en lasse jamais.

 

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