Bleu comme toi – Restau­rant Rive Gauche

Le Rive Gauche dans le 6e change de proprié­taire. C’est encore tout neuf, mais c’est déjà bien, avec en prime une déco aérée tout en bleu pour se croire déjà en vacances.

 

Estce que vous avez vu le film The Party avec Peter Sellers, une soirée où tout part en quenouille de façon hila­rante ? C’est un peu l’am­biance de notre déjeu­ner au nouveau Rive gauche, une insti­tu­tion du beau 6e arron­dis­se­ment,

qui vient de chan­ger de proprié­taire. Qu’on se rassure, le repas ne s’est pas terminé dans un flot de mousse avec des éléphants pein­tur­lu­rés. Et ne pensez pas qu’on va en dire du mal.

 

Les restau­rants ont ceci de commun avec l’hor­lo­ge­rie, qu’au moindre grain de sable le temps passe de la physique géné­rale à la physique quan­tique. Heureu­se­ment que nous n’avions pas repris le boulot à 14 h. Entre la prise de commande et le dessert, nous aurions pu faire un tour à la piscine et aller voir les animaux du parc. Nous avons pu

obser­ver un serveur hagard à en loucher, cher­cher à quelle table étaient desti­nées les assiettes dont il était chargé. Le maître d’hô­tel, recon­nais­sable à un auda­cieux accord entre veste, noeud papillon et baskets nous a demandé, à un moment, ce que nous voulions comman­der alors qu’il l’avait déjà fait dix minutes plus tôt. Nous avons pu de même obser­ver que la cave était presque exclu­si­ve­ment consti­tuée des oeuvres 2015 de Chapou­tier, viti­cul­teur floris­sant de la vallée du Rhône. Mais on l’avait bien cher­ché, l’éta­blis­se­ment avait ouvert la veille visi­ble­ment sur le fil du rasoir.

 

En revanche, on a détecté le bon chef, clas­sique, mais finaud ( Jean-Chris­tophe Gervais, qui ne laisse pas de glace) dans un foie de veau au vinaigre de fram­boise semé de quelques cham­pi­gnons et petits pois, et accom­pa­gné d’un fin gratin de pommes de terre traité en mille­feuille. Idem pour le dos de cabillaud cuit à la perfec­tion, juste nacré, soutenu par un riz parfumé à la citron­nelle et une sauce aux agrumes, rappe­lant que le prin­temps arrive.

 

La déco, élégante, aérée, lumi­neuse, nous avait mis à l’aise, et le maître d’hô­tel qui se révèle être le patron (Pierre-Olivier Guiller­min) a réussi à nous faire prendre la situa­tion du bon côté (humour et verres offerts). Impos­sible de réel­le­ment juger cette première expé­rience drola­tique, mais on parie sur le cheval.

 

La Rive Gauche

31 cours Frank­lin-Roose­velt, Lyon 6e.

04 78 89 52 21.

Formule du jour : 17 €.

Carte : comp­ter 35 €.

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