Tête haute au Théâtre de la Renaissance

Joël Jouanneau / Cyril Teste / Collectif MxM

« Il m’a dit, la tête jamais tu ne dois la baisser, car si tu la baisses un jour tu ne pourras plus jamais la relever. Il faut savoir désobéir gamine, surtout si c’est plus qu’interdit. » Joël Jouanneau

Au royaume de Nerville, une princesse naît avec un poing fermé et un pouce manquant. Le roi, son père, entre dans une colère terrible et décide de l’abandonner au coeur de la forêt de Sköld. Dans une nuit noire, neuf cavaliers masqués enlèvent la princesse et l’abandonnent dans la lande sauvage. Avec pour unique compagnon un étrange personnage nommé Babel, elle passe ses journées à apprendre tous les mots du dictionnaire et y découvre son nom, Eklipse. Mais Babel la prévient, lorsqu’elle le prononcera, le monde sera plongé dans l’obscurité…

Dans les contes, de même que dans la vraie vie, les enfants traversent des épreuves tête haute et en sortent grandis. La petite fille triomphera de sa peur lors d’une course effrénée dans la forêt, gagnera les clefs du royaume de sa naissance et déjouera les pièges d’un diabolique répondeur automatique…

 

Tête haute est une invitation à goûter l’alchimie du verbe et la magie des images. Joël Jouanneau sait mieux que quiconque saisir la poésie de l’enfance, cet état éphémère fait de grâce et de rudesse. Le texte est un joyau taillé dans une langue amoureuse des sons. Cyril Teste réalise avec l’outil vidéo un travail subtil qui permet de saisir le regard tour à tour sévère et naïf, enjoué et amoureux, inquiet et serein d’enfants, authentiques ou imaginaires.

Le réel et le virtuel fusionnent alors en un théâtre d’ombres fantasmagoriques. Entre conte et récit initiatique, Tête haute est un spectacle magique comme un livre de pop-up.

 

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