Born Bad Records fête ses 10 ans

 

Le premier anniversaire à deux chiffres du label indé parisien Born Bad Records donne lieu à une jolie petite tournée qui sillonne la France et la Belgique depuis la fin du mois d’avril. Bonne nouvelle : elle s’arrête ce mois-ci à trois reprises dans nos salles lyonnaises. D’abord, sur le week-end du 5 et 6 mai, avec une date « côté pop » le vendredi au Marché Gare (François Virot, Forever Pavot) et une date « côté rock » le samedi au Transbordeur (Frustration, JC Satan, Usé, Magnetix).

 

Deux belles occasions de retrouver la famille Born Bad sur scène et d’en apprécier à la fois son inspirant éclectisme et ses évidents signes de ralliement : indépendance et esprit Do it yourself avec un penchant affirmé pour les musiques bruyantes et détonantes. Cette patte, c’est celle de Jean-Baptiste Guillot, ancien directeur artistique chez EMI – personne n’est parfait – échappé de la grande industrie du disque à peu près au moment où elle commençait à se casser la gueule et qui décidait alors sur un coup de tête de brûler ses indemnités de licenciement dans la création de son propre label, un label dont il pourrait vraiment faire ce qu’il veut. Quand ce qu’on aime, c’est le post-punk et la noise bricolée, c’est le genre de rêve qui a toutes les chances de durer six mois puis s’évanouir pour toujours. Mais pas cette fois. Dix ans et près d’une centaine de disques plus tard, Born Bad est toujours là et son catalogue est l’un des plus beaux témoignages de la vivacité de la scène rock française, comme un pied de nez à la fameuse phrase de John Lennon : « le rock français c’est comme le vin anglais, ça n’existe pas ».

 

Pour autant et malgré son flamboyant coq en guise de logo, Born Bad ne se limite pas à la production de projets franco-français. L’une des toutes dernières sorties du label documente la rencontre explosive entre le trio bordelais Cheveu et le groupe marocain Doueh. Une épopée sonique extraordinaire qui évite comme par miracle tous les écueils « world » de ce type d’exercices de fusion. Une utopie, un mirage, une transe… on ne sait pas trop. Un objet musical non identifié et foutrement rock dont on sort étourdi et heureux. C’est cette merveille qui donnera lieu à la troisième date anniversaire lyonnaise, le 25 mai à l’Épicerie moderne dans le cadre du circuit des Nuits sonores.

 

 

Tournée Born Bad Records
Vendredi 5 mai
Forever Pavot + François Virot.
20h, de 12€ à 14€.
Marché Gare, Lyon-Conuence.
marchegare.fr
Samedi 6 mai
Frustration + JCSatàn + Usé + Magnetix
19h, 22,80€.
Le Transbordeur, Villeurbanne.
transbordeur.fr
Jeudi 25 mai

Groupe Doueh & Cheveu.

20h30, 5€ (dans le cadre du circuit Nuits sonores)
L’épicerie moderne, Feyzin.
epiceriemoderne.com

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