Moi, moche et méchant 3 : rivalités capillaires !

Gros coup de blues chez les méchants repentis. Gru, désormais rangé des affaires, est en pleine crise existentielle. D’autant qu’il se découvre un jumeau caché qui lui semble supérieur en tout point et affublé, comble de l’horreur, d’une superbe chevelure blonde ! Après le deuxièe épisode et la fausse bonne idée d’un film parenthèse entièrement axé sur les minions, personnages secondaires qui doivent le rester, on réalise combien la réussite de cette série tient à son anti-héros, l’ombrageux Gru, flanqué de ses adorables fille adoptives. Priorité aux récit donc, toujours aussi punchy, et aux personnages : une jolie histoire de famille aussi tendre que loufoque, ponctuée dans une saine économie par les interventions des minions, avec leur esperanto délicieusement stupide et leur humour caca-prout. Mais on retrouve surtout avec bonheur les partis pris formels des studios Illumination, cette esthétique cartoon revisitée à l’ère du numérique et un graphisme hyper-stylisé, presque agressif, qui ont permis à Universal de se forger une identité propre dans le mode de l’animation. Comme d’habitude, les clins d’oeil visuels et musicaux à la pop culture abondent. Place cette fois aux années 80, incarnées par le super-méchant avec tout le fourniment : combinaison à épaulette, coupe mulet réglementaire, Rubik’Cube explosif et combat de danse façon Moonwalk… Une créativité qui ne faiblit pas et rassure sur la bonne santé d’une franchise pas encore étouffée sous le poids de ses obligations de mega-divertissement mondial. Ouf !

Moi, moche et méchant 3 de Pierre Coffin, Kyle Balda et Eric Guillon (EU, 1h30) avec les voix françaises de Gad Elmaleh, Audrey Lamy, David Marsais…

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