Good time

Après les films de Cronenberg et James Gray dans lesquels il déconstruisait son image, Robert Pattinson continue de prendre un virage sans faute vers le cinéma d’auteur. Good Time est conçu comme une parenthèse psychédélique dans la tête de deux frères border line. À côté de Pattinson, Ben Safdie est impressionnant en handicapé mental, jusqu’à un générique de fin bouleversant sur la voix rocailleuse d’Iggy Pop. Si le film se perd un peu au milieu en sous-intrigues artificielles, la façon de filmer les recoins du Queens (et de New York) par les frères Safdie est une nouvelle fois exceptionnelle. La mise en scène expressionniste conjugue film d’action en cavale, exercice de style avec nappage de musique électro et dérèglement des sens. Une sorte de Nouvel Hollywood gentiment poisseux et totalement psychédélique, avec de belles trouées mélancoliques sur la folie de ses personnages. Comme un tourbillon pour losers magnifiques et causes perdues.

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