Cannibale + Tropical Horses

Groove démoniaque, évidence pop et vertige psychédélique, c’est peu dire qu’on attend les cinq lurons de Cannibale sur la scène du Marché Gare. Et en plus ils viendront (probablement) habillés.

On célébrait en mai dernier, dans notre numéro 51, les dix ans du label parisien Born Bad Records. Toute sa petite famille de groupes bruyants et détonants s’était réunie pour l’occasion (Frustration, Cheveu & Group Doueh, Forever Pavot, Usé, JC Satan et consorts) et c’était une belle fête. À peine le temps de se reposer – ça ne chôme pas chez les enfants terribles – qu’arrive la dernière signature du label : le groupe normand Cannibale, armé de son premier album No Mercy For Love. On ne peut s’empêcher de voir dans le titre de l’album un clin d’œil, conscient ou inconscient, au Get Ready For Love de Nick Cave. D’ailleurs, sur l’album Abattoir Blues, la chanson qui succède au titre culte du prédicateur australien n’est autre qu’un « hymne » aux cannibales… Coïncidence ? On ne croit pas. La filiation est évidente dès les premières mesures d’un disque qu’on ne lâchera pas d’une oreille douze titres durant.

Franz Ferdinand calling

Mais les cinq membres de Cannibale font bien plus que recréer l’ambiance crépusculaire de leur illustre aîné gothique, ils lui apportent une couleur – on pourrait presque dire, une moiteur – toute caribéenne, avec un groove démoniaque porté par une basse impeccable. C’est entraînant et surtout, c’est terriblement accrocheur parce que les compositions n’oublient pas d’être intelligentes et riches, avec une palette allant de l’évidence pop de Franz Ferdinand au psychédélisme solaire des Doors, agrémentés çà et là de quelques touches de cumbia ou d’afrobeat. C’est génial. Alors maintenant, on veut voir ce que ça donne sur scène… et on les attend de pied ferme.

 

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