Julien Clerc

Cinquante ans, et pas une ride. Classé depuis des années déjà au rang de Classique de la chanson française, l’inusable Julien Clerc continue d’arpenter les scènes de la France entière. À Lyon sa tournée des 50 ans le mène cette année à la Bourse du Travail. Un moment fort : si ses trois derniers disques sont parmi ses meilleurs (particulièrement Fou, peut-être et Où s’en vont les avions, réalisé par Benjamin Biolay), les albums n’ont pourtant jamais été le point fort du grand Juju.

Musicien instinctif pas très prompt à organiser un tout cohérent sur une douzaine de chansons, il n’a en revanche pas son équivalent pour composer des chansons éternelles au hasard des disques avec une constance qui laisse pantois. Ce n’est pas donné à tout le monde de balancer des titres qui, à peine entendus, sonnent déjà comme des classiques. C’est déjà le cas par exemple de La nuit, c’est tous les jours ou Fou, peut-être sur son dernier album. Mélodiste hors pair, le grand Juju a su s’entourer et faire appel à des auteurs d’horizons différents, d’Étienne Roda-Gil à Alex Beaupain ou Jean-Loup Dabadie. Une chose est sûre : populaires, éternelles, les chansons de « Juju » ont bien une âme, entrées comme peu d’autres dans l’imaginaire collectif.

 

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