Loup y es-tu?

Si on ne savait pas trop à quoi s’attendre en allant voir Wolf Alice au Ninkasi lundi 8 janvier, on pensait quand même assister à un concert survolté de la part du quatuor britannique, nouveau chouchou de la scène alternative anglaise. Malheureusement, le groupe a eu du mal à trouver son public, qui lui était pourtant était chaud. A peine arrivé sur scène, Wolf Alice a enchainé certains de ses tubes d’entrée de jeu (You’re a Germ, Yuk Foo, Don’t Delete the kisses) à la rapidité de l’éclair et sans transition aucune entre les morceaux. Proprement exécutés malgré quelques problèmes de sons, ces interprétations manquaient d’âme, comme si les quatre musiciens étaient simplement venus remplir un contrat. La chanteuse Ellie Rowsell avait beau être diablement sexy, elle était aussi froide qu’évanescente, même sur un titre bien énervé comme Yuk Foo. On s’est même demandé à un moment si elle ne s’ennuyait pas. Un cafouillage dans une de leur chanson et les encouragements du public les ont un peu déridés, mais il a fallu attendre la fin du concert et les titres les plus punks de leur répertoire pour voir le groupe enfin se lâcher. ça doit être cela, le flegme anglais. C.S.

Exit y était aussi