Adel Abdessemed : L’antidote

« L’art était ma seule porte de sortie », déclare Adel Abdessemed qui a grandi dans une Algérie déchirée par la guerre civile. En 1994, le directeur de l’école des Beaux-Arts d’Alger est assassiné et le jeune étudiant de vingt-trois ans décide alors de s’installer en France et de poursuivre sa formation à Lyon. Il y fréquente le café L’Antidote où il rencontre sa future épouse et égérie, Julie ; café qu’il a choisi de reconstituer à l’identique à l’échelle ½, flottant dans l’air, pour sa grande exposition monographique au musée d’art contemporain. L’exposition s’annonce comme un nouveau « choc » visuel et poétique (pour un artiste qui avait déjà sculpté le « coup de tête » de Zidane, exposé un temps devant Beaubourg) et entremêlera, comme toujours chez Abdessemed, vie personnelle, révolte politique et références à la littérature et à l’histoire de l’art. Toutes les oeuvres exposées sont inédites, et l’on attend beaucoup, notamment, d’une nouvelle version de Shams (le soleil en arabe) sur la totalité du troisième étage du MAC. Dédiée aux « damnés de la Terre », l’installation est composée de nombreux personnages (des travailleurs ployant sous leur charge et des hommes en armes) sculptés en argile non cuite, et donc voués à retourner à l’état de poussière…

Léo Bataille

 

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