Une Biennale complètement givrée

Finie la canicule : la Biennale de la danse s’annonce engagée, particulièrement tournée vers les nouvelles technologies, voire expérimentale ou totalement givrée, à l’image de la compagnie flamande Peeping Tom, aussi drôle que grinçante, qui confie sa dernière création cette année au ballet de l’Opéra de Lyon (photo). Une Biennale connectée, en réalité mixte aussi (corps bien réels et images virtuelles) avec notamment une danse-film à 360°, Fugue VR, signée par l’incontournable Yoann Bourgeois, à vivre casque sur la tête en se mettant directement à la place du voltigeur. Tout commencera d’ailleurs par un hommage à Merce Cunningham au théâtre des Célestins, pionnier des arts visuels et premier chorégraphe à avoir intégré des logiciels à la création de ses chorégraphies.

Films autour de la danse donc, hackathon de la danse simultanément à Lyon, Liège et Londres, la Biennale se pose plus que jamais en pôle européen de la danse, avec pas moins de 27 créations, dont beaucoup ayant attrait à une forme d’engagement politique : Ligne de crête, la nouvelle création « mondiale » de Maguy Marin explorera la façon dont nos désirs et nos souffrances alimentent le mal-être du monde, et Yuval Pick du Centre national de Rillieux travaillera, lui, autour du sentiment d’appartenance. Mais aussi politique puisse-t-elle être, la Biennale sait rester festive et populaire, et pas seulement à travers le défilé, retrouvant la Presqu’île cette année (le dimanche 16 septembre). Le prince du hip-hop, Mourad Merzouki, qui nous a accordé une longue interview, défiera l’apesanteur avec Vertikal, tout comme Angelin Preljocaj, ayant réussi lui aussi à développer un art aussi sophistiqué que multiple et populaire.

Ce sont ces coups de coeur, accessibles aux plus amateurs et aux moins connaisseurs, que vous retrouverez dans ce dossier de rentrée, avant un petit guide des chorégraphes les moins connus en bonus par la grande ordonnatrice de l’événement, présente même sur l’affiche cette année : Dominique Hervieu. Eh bien, dansons, maintenant.

Découvrez la suite du dossier dans le numéro 65 d’Exit Mag, disponible en kiosque.

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