Journée en attendant Jane Fonda

Pour la dixième édition (et non pas les 10 ans, qui auront lieu l’année prochaine, peut-être avec Steven Spielberg…), le patron du Festival Lumière, Thierry Frémaux, est allé dénicher un prix surprise politiquement incontestable : Jane Fonda, icône féministe mais aussi pacifiste, s’opposant à la guerre du Viêt Nam comme à la guerre en Irak. Certes, la filmographie de Jane Fonda reste modeste en termes de grands films. On sortira du lot principalement La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn, que vous pouvez d’ores et déjà (re)voir en septembre, avec Les Félins de René Clément pour vous mettre l’eau à la bouche. Le reste de la programmation se dévoilera en octobre, avec les venues de Richard Thorpe ou Dario Argento. À l’ombre de Jane, on attend particulièrement les deux beaux films qu’elle a tournés avec Sidney Pollack, On achève bien les chevaux et Le Cavalier électrique avec Robert Redford (remettant pour le prix Lumière ?) ; et si possible un film méconnu, Le Lendemain du crime avec Jeff Bridges, qu’elle a tourné avec Sidney Lumet, et le splendide Retour de Hal Ashby, histoire d’amour sur fond de guerre du Viêt Nam. Plaisir coupable, on aura peut-être aussi l’occasion de revoir le kitschissime Barbarella de Roger Vadim, avec ses bottines qui faisaient rêver jusqu’à Gainsbourg dans une chanson. Mais quand on parle cinéma, c’est surtout au père de Jane, Henry Fonda, acteur majeur des grands films de John Ford ou Lumet (le génial Douze hommes en colère), ou l’irrésistible comédie Lady Eve de Preston Sturges, jusqu’aux films de Sergio Leone… Le dernier round de la programmation devrait leur réserver une petite place dans la grille finale. Sans compter que ce sont justement les films de Sergio Leone qu’était venu présenter Clint Eastwood en personne lors de la première édition. Une belle façon de boucler la boucle de ces neuf premières années.

 

Luc Hernandez

 

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