Kurt Vile

Après son attendrissant album en duo avec Courtney Barnett, l’incontestable roi actuel du rock’n’roll revient cet automne avec Bottle It In, son septième album studio. Une cuvée formidable.

Il y a des jours comme ça, où la vie vous veut du bien. Le 13 septembre dernier en était un. À 19 h, heure française, une notification Facebook comme on voudrait en recevoir plus souvent nous annonce la bonne nouvelle : Kurt Vile en live dans quelques minutes. Nom d’une pipe ! On troque notre métro pour un retour du bureau en bus – la 4G est notre amie – et on chausse nos écouteurs, le show peut démarrer. Et il est juste parfait. Depuis le salon d’une grande maison d’ordinaire utilisée pour des mariages et autres festivités du genre guindé, Kurt Vile et ses fidèles Violators nous invitent à une vraie-fausse séance de répétition.

Ils dévoilent sans pression pas moins de sept nouvelles chansons dont certaines jamais jouées en public et terminent par une reprise du classique Wakin’on a Pretty Day. En une seule prise live, la grande classe. Les nouveaux titres sont puissants, efficaces, dans la lignée de ce que Kurt Vile fait depuis dix ans : une brillante remise au goût du jour du meilleur du rock et du folk américain, de Neil Young à Bruce Springsteen en passant par Dylan. Le tout sans une once de nostalgie ni de dogmatisme mais avec, au contraire, une bonhomie gourmande et une envie irrépressible d’échanger avec ses contemporains. Quel homme ! / Alexandre Queneau  

Kurt Vile and the Violators (+ Meg Baird & Marry Lattimore) • Dimanche 21 octobre à 19h30 à l’Épicerie Moderne, Feyzin. De 14 à 18 €. epiceriemoderne.com

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