Les Enivrés

Après une sublime ode à l’amour, Illusions, repris par Olivier Maurin le mois dernier au TNP, Philippe Clément s’attaque à son tour à un autre texte du jeune auteur russe Ivan Viripaev : Les Enivrés. On retrouve ici l’écriture en spirales de l’auteur et son appétit pour les histoires sentimentales, mais dans une forme bien particulière : « Les Enivrés est un des rares spectacles qui se déroule pour les comédiens entièrement dans un état d’ébriété », explique Philippe Clément. Une situation difficile à incarner sur près de deux heures, à cheval entre réalisme et suggestion, de peur de miner totalement le rythme de la pièce. Mais on retrouve surtout dans Les Enivrés le sens on ne peut plus original de la construction propre à Viripaev. À chaque tableau, s’ajoute un nouveau comédien au premier acte, jusqu’à ce qu’au second, un personnage d’un groupe en croise un autre et soit le catalyseur d’une révélation. Amour du cinéma à travers le directeur d’une salle, prostitution, confusion des genres et perte de repères, l’ivresse de ce texte présenté en 2014 aux Journées des auteurs de Lyon devient aussi ce qui a toujours porté l’écriture de Viripaev : un hymne à l’amour. Le petit bijou théâtral de la rentrée, pour fêter les 30 ans du théâtre de l’Iris.

 

L.H.

 

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