La Traviata de Giuseppe Verdi

Pour sa Traviata, le maître britannique de la mise en scène d’opéra, David McVicar, fait dans le classicisme : un rideau mortuaire qui se dresse devant une maison en inventaire vient annoncer la mort à venir de la plus belle des manières dès l’ouverture. En tenues et décors d’époque, sa Traviata est on ne peut plus respectueuse du livret, parfois peut-être un peu trop statique mais toujours très finement caractérisée. C’est Alfredo qui sort du lit nu au deuxième acte pour s’habiller, inversant les rôles hommes-femmes traditionnels. La potiche, c’est lui ! Mais cette retransmission du plus bel opéra de tous les temps qui, au-delà de la musique, dispose d’un livret d’anthologie égrenant tous les visages de l’amour (la prostitution, l’engagement, l’amour filial, le plaisir, la frivolité, l’accompagnement dans la maladie…) vaut surtout pour celle qu’on avait entendu à Lyon et qui est une des plus émouvantes Violetta d’aujourd’hui : Ermonela Jaho. Alors même si l’opéra c’est toujours mieux sur place plutôt que sur grand écran, rien que pour elle…

 

L.H

 

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