Uncle Acid & the Deadbeats + L.A. Witch

Groove pachydermique, harmonies psychédéliques et solos de guitare interminables, Uncle Acid & the Deadbeats n’a pas inventé la poudre, mais sait diablement bien la faire parler. Son nom à rallonge comme ses cheveux et ses pochettes vintage pourraient faire penser à la reformation d’un groupe des seventies mais il n’en est rien. Uncle Acid & the Deadbeats est né à la fin des années 2000 en Angleterre, à Cambridge, où son leader Kevin Starrs s’ennuyait beaucoup. Ce n’est d’ailleurs pas dans les clubs de cette ville à la vie nocturne à peu près aussi réputée que celle de Châteauroux que le groupe se fera connaître. Plutôt dans les festivals de rock, du genre heavy, où l’Oncle acide et ses « bons à rien » pas si bons à rien que ça, mettent tout le monde d’accord, des jeunes festivaliers venus voir les Black Angels aux vieux fans de Sabbath, en passant par les amateurs de stoner et de métal. On les aime pour leur son crado et cryptique, leurs riffs tranchants et surtout, pour les géniales compositions à tiroirs de Kevin Starrs. Avec de vraies mélodies accrocheuses, presque beatlesiennes par moments. Écoutez la doublette Death Valley Blues / Follow the Leader sur le troisième album, on entendrait presque Lennon (et Harrison derrière). Le cinquième album studio Wasteland, paru cette année en octobre, n’est pas le meilleur de la bande – qui a d’ailleurs été en grande partie remodelée, avec le passage du bassiste Vaughn Stokes à la guitare et l’arrivée d’une toute nouvelle section rythmique – mais on ne doute pas que les versions live des huit nouveaux titres, mêlés à quelques vieilleries bien choisies, devraient donner lieu à un sacré bon concert. Avec le trio de pétroleuses L.A. Witch en première partie, on parle tout simplement de la date rock immanquable du mois.

 

A.Q.

 

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