Un violent désir de bonheur

Quelques mois après Un peuple et son roi, fresque historique trop large au sur-casting trop étincelant, voici un petit film qui s’empare également du sujet de la Révolution française. Sauf qu’ici, Clément Schneider prend le contre-pied de Pierre Schoeller. Au lieu de chercher à tout prix à rendre compte de la vérité historique, le jeune réalisateur préfère faire un pas de côté. Nous voilà non pas à Paris, mais dans l’arrière-pays provençal, au côté d’un jeune moine, Gabriel (Quentin Dolmaire et sa gueule d’ange). Alors que son couvent est réquisitionné par les troupes révolutionnaires, Gabriel va peu à peu se laisser troubler par ces nouvelles idées libertaires, en même temps que par une ancienne esclave. Nature omniprésente, tant dans l’image au format carré que dans les sons, tentative de créer un nouveau mode de vie, proche d’un âge d’or oublié, le film croise les genres, à mi-chemin entre film d’apprentissage et pastorale révolutionnaire. Intelligent et sensuel.

 

C.S.

UN VIOLENT DÉSIR DE BONHEUR, de Clément Schneider (France, 1h15) avec Quentin Dolmaire, Grace Seri, Francis Leplay…

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