Sortir à Lyon

Maria

 

Elle ne s’appelle pas Maria mais Marion Bohé, et elle a déjà réalisé deux miracles sur la colline de la Croix-Rousse. Le premier, c’était avec Le desjeuneur, dont les brunchs à la journée attirent toujours plus de fidèles. Le second vient tout juste de se produire avec l’ouverture d’un second établissement jouxtant le premier : Maria et ses véritables pizzas napolitaines.

Pour percer le mystère de cette spécialité inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco, la jeune cuisinière est allée se former chez les puristes de l’Associazione verace pizza napoletana, les seuls habilités à délivrer des accréditations officielles. Mieux, elle s’est même fait livrer un four construit à Naples dans les règles de l’art, et qui trône au beau milieu de son restaurant.

Less is more Respectant les codes de la pizza napolitaine, la carte est aussi minimaliste qu’une galerie d’art contemporain : seulement cinq pizzas y sont inscrites avec un minimum d’ingrédients mais de qualité, le tout à des prix imbattables (entre 6 et 8 € en moyenne). On a goûté la plus simple de toutes, la Sanita (tomates, fior di latte du Vesuve, Grana Padano, basilic frais et huile d’olive des Pouilles) qu’on a pimpée – car on peut quand même compléter ses pizzas avec une liste d’ingrédients au choix – avec une incroyable saucisse au fenouil, presque venue à pied de la boucherie d’à côté. C’est de loin l’une des meilleures pizzas que nos papilles aient goûtées, et on peut vous dire qu’à la rédaction, on commence à avoir une certaine expertise en la matière.

Le secret de cette perfection réside en partie dans la pâte, fine et légère, qui repose pendant 24 heures. La preuve ? Lors de notre venue en période test, l’équipe n’en avait pas prévu assez. Nous avons donc dû nous contenter de deux pizzas pour cinq, gracieusement offertes par la maison. En plus de préparer d’authentiques pizzas napolitaines, Marion maîtrise la générosité à l’italienne. Viva Maria !

Caroline Sicard