Sortir à Lyon

Voici deux établissements en un qui ont ouvert le mois dernier au Grand Hôtel-Dieu, en mode deux salles-deux ambiances un peu comme au feu le Titan. Alors qu’au rez-de-chaussée, Le Grand Réfectoire revisite l’ancienne cantine du couvent façon Le Nom de la rose (lire notre critique p.14), tout en sobriété jésuitique mais le chic en plus – rassurez-vous, les serveurs ont toutes leurs dents –, il suffit de longer les cuisines vitrées et de grimper à l’étage pour pénétrer dans un tout autre univers. L’Officine, le nouveau bar à cocktails chapeauté par le saint patron des mixologues lyonnais, Marc Bonneton, ne ressemble pas non plus à une succursale de la Grande Pharmacie lyonnaise. Comme à son habitude, Bonneton a créé une ambiance feutrée, inspirée des clubs privés.

 

Chewing-gum sur glaçon

Lumières tamisées, tons orangés, larges banquettes bleues au centre de la pièce ou fauteuils- poufs à l’écart, on se croirait dans un bar années 1950. À tel point qu’on ne serait pas surpris de voir James Bond faire son entrée au milieu des serveurs en vestons noirs pour commander un… Chambérytif. Car comme Arnaud Montebourg, l’établissement privilégie les cocktails français et même régionaux. À l’image donc de ce Chambérytif au vermouth des Alpes, d’un French Seventy Kir des plus désaltérants (Gin Bombay, citron jaune, crème de cassis et champagne) ou du plus local des cocktails locaux, La Lyonnaise, à base de vodka Grey Goose, fraise, jus de citron, hibiscus et Schweppes. Quant à la drôle de chose rose collée sur un glaçon, il ne s'agit pas du chewing-gum du serveur mais d'un pétale de rose cristallisé. Si on a apprécié les boissons, on était un peu moins à l’aise dans cette atmosphère froide et distanciée qui manquait un peu de personnalité. En revanche, c’est le décor idéal pour entamer votre soirée du 6 décembre, avant de vous rendre au concert James Bond Symphony à l’Auditorium (voir p. 68). / Caroline Sicard

  • Coktails de 13 à 16€.