Sortir à Lyon
Partager cet article :

Milos Forman, gent­le­man Lumiè­re


Lecture. On a une tendresse parti­cu­lière pour le deuxième prix Lumière, Milos Forman, en 2010, juste après Clint East­wood, et son parcours d’exilé aux Etats-Unis, gardant son humour et son esprit liber­taire, avant de pouvoir retour­ner en Tché­co­slo­vaquie tour­ner Amadeus. L’Ins­ti­tut Lumière a la bonne idée de publier gratui­te­ment sur son site un ensemble de textes de la revue Posi­tif autour des débuts et des films tchèques du réali­sa­teur, dont les comé­dies épatantes d’Au feu les pompiers (photo) ou Les Amours d’une blonde. On peut y lire aussi un entre­tien passion­nant du cinéaste par Michel Ciment, où l’on y retrouve son esprit rieur et sa soif de liberté. Forman y raconte notam­ment sa décou­verte des coulisses à l’ori­gine de son désir de deve­nir metteur en scène, grâce à son frère aîné déco­ra­teur de théâtre, qui l’em­me­nait se bala­der, alors qu’il avait à peine dix ans, au milieu des frou­frous, des danseuses et des séance de maquilla­ge… « La musique est très impor­tante dans mes films », ajoute la réali­sa­teur multi-osca­risé. Les mots, les dialogues s’adressent à votre intel­lect, la musique à votre cœur. » S’il fallait en choi­sir un, ce serait notre prix Lumière de cœur…

Dossier « Milos Forman, de Prague à Holly­wood » à lire gratui­te­ment << ici >>.

Titane, Palme d’or, le soufre et la souf­france

Commençons aussi dru que ce film choc en a sous le capot dès la scène d’ouverture : Titane est souvent très con, d’un cynisme et d'une complaisance pour la souffrance souvent insupportables, surtout dans sa première partie. C’est l’anti-Crash de David Cronenberg, à l'érotisme dou...

Jodie Foster défend Tahar Rahim dans Guan­ta­namo

Voilà un objet cinématographique taillé pour répondre aux canons du film judiciaire: une histoire vraie (celle d'un Mauritanien injustement détenu au camp de Guantánamo pendant 14 ans), une grosse machine à dénoncer (l’administration Bush et un système judiciaire qui bat de l’ail...

Bene­detta, nanar sympa­thique de chair et de sang

Verhoeven avait toujours voulu faire un film sur Jésus. Il aura fait un film sur une soeur habitée par Jésus. Chasse aux démons, amour charnel, jouissance et expiation, stigmates et délires christiques... ce film sur l’histoire vraie d’une sainte lesbienne du XVIIe siècle se tran...

Annette,comé­die musi­cale pour faire chan­ter #MeToo

Le premier problème d’Annette, c’est... Annette (le rôle, qu’on vous laissera découvrir). Le deuxième, c’est la musique des Sparks, à l'origine du film, ce qui est quand même ballot pour une comédie musicale. L'ambition était sans doute trop grande pour eux : après une belle ouve...