Sortir à Lyon
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Judy : Oscar under the rain­bow

Biopic. Icône échue de Holly­wood, pauvre fille dans laquelle tout le monde peut se recon­naître en rêvant d’avoir été connue quand même, Judy Garland est restée avant tout une enfant célèbre pour son rôle over the rain­bow dans Le Magi­cien d’Oz. Ce biopic en forme d’aé­ro­glis­seur vers les Oscars évite tout ce qui aurait pu faire la saveur du portrait : le mariage de Judy et ses tour­nages avec Vincente Minnelli, le plus grand réali­sa­teur de l’époque, malheu­reu­se­ment pour elle homo­sexuel, qui finira par en faire par rico­chet une icône gay. Ce serait donc ici plus l’his­toire de Ziggy que de Judy. Les numé­ros de Broad­way sont trop asep­ti­sés pour suffire de justi­fier un quel­conque inté­rêt à payer son ticket en salles. Et quant à la pétillante Renée Zell­weg­ger, elle trouve ici son pire rôle. Les lèvres botoxées dans ses verres d’al­cool conti­nuel­le­ment à la mai, elle a dû se trom­per d’étage au studio : elle ressemble plus à Sue Ellen qu’à Judy. Le Rain­bow flag en a pris un coup. 2 heures, c’est long, surtout quand il s’agit de ne jamais entre­voir l’arc-en-ciel. L.H.

Judy de Rupert Goold (EU, 1h58) avec Renée Zell­we­ger, Rufus Sewell, Jessie Buck­ley… Actuel­le­ment sur la plupart des plate­formes Vod. On vous épargne la bande-annon­ce…

Dracula, un Coppola saignant sur Netflix

C'est un des grands films de Coppola, sous-estimée à sa sortie en 1992. Une grande fresque médiévale, baroque et sanguinolente fut moyennement goûtée à sa sortie, sous prétexte d’épouser la précarité d'effets spéciaux rudimentaires en trois couleurs, comme au temps de la Hammer.....

Le grand projet disco­gra­phique de l’ONL

à peine arrivé depuis septembre à l’Auditorium, que le nouveau directeur musical Nikolaj Szeps-Znaider a déjà lancé un projet artistique d’une ampleur digne des grandes heures d’Emmanuel Krivine. Malgré l’absence de public (pas merci Roselyne), il a d'abord travaillé en orfèvre l...

Arrête-moi si tu peux !

Série B. Avec Mission impossible (1996), De Palma sonnait l'avènement du thriller hollywoodien post-moderne, intégrant pour la première fois les écrans multiples au cœur de la narration, biena vant le téléphone protable... Dix ans plus tard avec Redacted, il mettait en scène des ...

« Masca­rade ! » L’[édito] de Luc Hernan­dez

On voudrait nous faire croire qu'on peut courir 10m derrière un joggeur mais qu'on ne pourrait pas assister à un concert avec un masque à 10m d'un trompettiste ? Que mon fromager pouvait rester ouvert (la laiterie Gilbert, miam) mais pas un libraire ? Qu'on peut laisser 1...