Sortir à Lyon
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Judy : Oscar under the rain­bow

Biopic. Icône échue de Holly­wood, pauvre fille dans laquelle tout le monde peut se recon­naître en rêvant d’avoir été connue quand même, Judy Garland est restée avant tout une enfant célèbre pour son rôle over the rain­bow dans Le Magi­cien d’Oz. Ce biopic en forme d’aé­ro­glis­seur vers les Oscars évite tout ce qui aurait pu faire la saveur du portrait : le mariage de Judy et ses tour­nages avec Vincente Minnelli, le plus grand réali­sa­teur de l’époque, malheu­reu­se­ment pour elle homo­sexuel, qui finira par en faire par rico­chet une icône gay. Ce serait donc ici plus l’his­toire de Ziggy que de Judy. Les numé­ros de Broad­way sont trop asep­ti­sés pour suffire de justi­fier un quel­conque inté­rêt à payer son ticket en salles. Et quant à la pétillante Renée Zell­weg­ger, elle trouve ici son pire rôle. Les lèvres botoxées dans ses verres d’al­cool conti­nuel­le­ment à la mai, elle a dû se trom­per d’étage au studio : elle ressemble plus à Sue Ellen qu’à Judy. Le Rain­bow flag en a pris un coup. 2 heures, c’est long, surtout quand il s’agit de ne jamais entre­voir l’arc-en-ciel. L.H.

Judy de Rupert Goold (EU, 1h58) avec Renée Zell­we­ger, Rufus Sewell, Jessie Buck­ley… Actuel­le­ment sur la plupart des plate­formes Vod. On vous épargne la bande-annon­ce…

On a vu le nouveau Almo­do­var, Madres para­le­las

Revoilà un Pedro Almodovar plutôt en bonne forme malgré une excentricité plus contenue, avec ses couleurs franches, ses destinées de femmes fortes et bien-sûr son actrice fétiche, Penélope Cruz. Après Douleur et Gloire, son dernier film en forme d'autobiographie masculine, le réa...

Le Diable… le film iranien qui défie la censure

Le réalisateur d’Un Homme intègre (2017) a tourné quatre histoires reliées par un même thème : assumer une responsabilité individuelle dans un régime totalitaire. Ou comment défier la censure en tournant en Iran à la façon d’un court- métrage, alors que la peine de mort ne cesse ...

La Fièvre de Petrov, le nouveau coup de folie de Sere­bren­ni­kov

Il nous a mis la fièvre pendant des heures, Kirill Serebrennikov avec La Fièvre de Petrov, son dernier film. Ou plus exactement, pendant les 2h30 que dure cette balade métaphysique aux côtés de Petrov, dessinateur de BD sacrément grippé, ce qui ne l'empêche pas de boire des coups...