Sortir à Lyon
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Nazi pop !

(From L-R): Sam Rockwell, Scarlett Johansson and Roman Griffin Davis in the film JOJO RABBIT. Photo by Larry Horricks. © 2019 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Farce. On s’était déjà bidonné devant Thor : Ragna­rok, le film le plus décalé de la fran­chise Marvel. Alors quand on a su que Taika Waititi adap­tait très libre­ment Le Ciel en cage de Chris­tine Leunens en racon­tant l’his­toire d’un petit garçon alle­mand pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le meilleur ami imagi­naire n’est autre que le Führer à mous­tache. On savait qu’on serait client malgré un titre pas très heureux. Loin de l’am­biance sombre du livre, avec Jojo Rabbit, le Néo-zélan­dais Taika Waititi passe le nazisme à la mouli­nette pop : le film débute sur une version alle­mande de I Want to Hold your Hand des Beatles, Hitler est acclamé comme une idole et le capi­taine nazi chargé de former les jeunesses brunes parle comme dans une confé­rence Ted-X… Au milieu d’une série de person­nages tous aussi loufoques les uns que les autres, il y a bien sûr Hitler (incarné par Taika Waititi lui-même), mais vu à travers les yeux d’un petit garçon. Le voilà trans­formé en person­nage de bande dessi­née, grotesque, fou, très élas­tique et même… sympa­thique ! Mais le person­nage qui évince tous les autres, c’est celui de la mère de Jojo. Scar­lett Johans­son est extra en femme forte et élégante, qui garde le sens de la fantai­sie jusqu’au bout pour proté­ger son fils.

Rire de tout.

Esthé­tique­ment, on pense parfois à Wes Ander­son pour les costumes et les décors colo­rés, la névrose de la symé­trie en moins, mais aussi à Disney, en plus barré, heureu­se­ment. Un univers fantai­siste qui vire au film d’hor­reur lorsque Jojo découvre que sa mère cache une jeune fille juive chez eux. Les certi­tudes fana­tiques du petit garçon vont se fissu­rer peu à peu alors que la guerre se rapproche de sa petite ville si tranquille. Derrière son ton pop et décalé, le film aborde des théma­tiques plus sombres comme l’em­bri­ga­de­ment et le deuil, mais c’est surtout la farce foutraque qui montre qu’on peut rire de tout, à condi­tion que ce soit bien fait. Et çà l’est.

Jojo Rabbit de et avec Taika Waititi (EU, 1h48) avec aussi Roman Grif­fin Davis, Scar­lett Johans­son… Dispo­nible en Vod anti­ci­pée sur la plupart des plate­formes. Regar­der la bande-annonce << ici >>.

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