Sortir à Lyon

Lemon incest

La scène d’ou­ver­ture est à vous faire des noeuds à l’es­to­mac: un long plan-séquence qui voit bascu­ler la vie ordi­naire d’une mère dans l’hor­reur. Alors qu’elle est chez elle à Barce­lone, Elena reçoit un appel de son fils de 6 ans parti en vacances avec son père. L’en­fant est perdu sur une plage déserte en France. Un homme s’ap­proche de lui, le télé­phone coupe. Ce plan-séquence saisis­sant est en fait un ancien court-métrage de Rodrigo Soro­goyen, pour lequel le cinéaste a reçu plusieurs prix. Hanté par ce scéna­rio et sans doute emballé par le succès, l’Es­pa­gnol a décidé de lui donner une suite avec Madre, mais en chan­geant de ton. On passe sans tran­si­tion du thril­ler au film inti­miste en retrou­vant Elena dix ans plus tard, travaillant dans un restau­rant sur une plage française et s’amou­ra­chant d’un ado de 16 ans qui ressemble étran­ge­ment à son fils. Le réali­sa­teur a tenu à s’éloi­gner de l’am­biance polar dans laquelle baignaient ses deux premiers films, Que Dios nos perdone et El Reino, pour ne pas satis­faire les attentes du spec­ta­teur. Et en effet, on est désarçonné, voire frus­tré, de la tour­nure que prend le film. 

L’Adieu à la mère. Après ces dix première minutes ultra-concen­trées en tension, le reste paraît un peu palot et les scènes trop diluées, avec les répé­ti­tions de plans-séquences. Reste que Madre retient notre atten­tion, en partie grâce au jeu entre nervo­sité et rete­nue de Marta Nieto et à l’am­biance noire et étrange distil­lée par la lumière de la côte Atlan­tique autant que par la rela­tion hypo­thé­tique­ment inces­tueuse entre Elena et le jeune Jean. Alors que l’ado­les­cent la drague ouver­te­ment, Elena entre dans son jeu pour faire le deuil de son enfant disparu. Même si les dernières scènes prennent une tour­nure un peu trop hysté­rique et tapa­geuse, reste un beau portrait d’une femme qui renaît à la vie. C’est déjà ça.

Madre de Rodrigo Soro­goyen (Esp, 2h09) avec Marta Nieto, Jules Porier, Alex Bren­demühl… Sortie le 22 juillet.

Ondine, le plus beau film de la rentrée

Tous ses films parlent d'amour, mais en parlent comme aucun autre. Dans Transit, Christian Petzold mettait en scène sans prévenir un court récit de 1940 dans le monde d'aujourd'hui, comme si tous les enjeux de la Seconde Guerre mondiale (réfugiés, persécution, Résistance) venaien...

Nuit magique aux Choré­gies d’Orange

Après les Nuits de Fourvière, Jazz à Vienne, Musilac, Pérouges ou le festival Berlioz, l'émission "Comme si on y était" sur RCF en partenariat avec Exit Mag reçoit pour sa dernière de l'été Jean-Louis Grinda, directeur des Chorégies d'Orange. L'occasion d'entrer dans les coulisse...

Le Ninkasi fête la musique en plein air

Festival. « Musique, bonne bouffe et craft beers », ce n'est pas le programme de votre barbecue chez belle-maman mais la base-line de la « maxi-teuf de rentrée » qui n'a peur de rien. La 2e édition du festival Ninkasi nous rappelle enfin qu'il n'ya rien de mieux que la musique li...