Sortir à Lyon
Partager cet article :

Mon père, ce bandit au regard si doux…

On aime bien Pio Marmaï quand il tourne dans des films fantai­sistes, comme En Liberté! de Pierre Sala­va­dori, ou le premier film de Ronan Le Page, Je Promets d’être sage, avec l’ir­ré­sis­tible Lea Drucker. Il faut dire qu’il a la tête de l’em­ploi pour jouer les bandits repen­tis avec son regard rassu­rant de labra­dor et sa carrure de catcheur amateur de cuisine du terroir. Le voilà qui réci­dive dans ce petit film rafraî­chis­sant, où il campe un papa ex-taulard, loin­tain cousin des pieds nicke­lés, son rôle préféré.

Mettant en scène une famille dysfonc­tion­nelle avec deux parents imma­tures et leur fille désa­bu­sée qui s’isole de leurs délires avec son casque anti-bruit, Feli­cità se construit comme un road movie laby­rin­thique, suivant les affa­bu­la­tions des uns et des autres. Pendant que papa et maman inventent de gros mythos, Tommy se raconte des histoires avec son ami imagi­naire cosmo­naute. Liens fami­liaux, fron­tière entre norma­lité et origi­na­lité, si le message du film est aussi profond que la marée basse, les bonnes idées de mise en scène et le scéna­rio en forme de jeu de piste se dérou­lant sur 24 heures en font un sympa­thique film d’été. C.S.

Feli­cità de Bruno Merle (France, 1h22) avec Pio Marmai, Rita Merle, Camille Ruther­ford… Au cinéma Lumière Belle­cour, à l’UGC Ciné Cité Intern­tio­nale et au Pathé Vaise.

Les Crimes du futur, un nouveau Cronen­berg décliné au passé

On est heureux de retrouver David Cronenberg. D'autant qu'avec Les Crimes du futur, il retrouve à peu près tous ses films précédents, des corps hybrides et monstrueux du Festin nu jusqu'aux expérimentations post-sexuelles encore plus poussées que dans Crash. "Le vieux sexe, ce n'...

Coupez ! Le film de zombies en plus de Michel Haza­na­vi­cius

Au départ, il y avait « Ne coupez pas », une très réjouissante comédie de zombies, fauchée et Japonaise, tournée avec trois bouts de scotch et de la peinture rouge. Michel Hazanavicius a repris le scénario tel quel, déjà fendard (à coups de hache), mais plutôt que d’en faire un s...