Sortir à Lyon
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Emma­nuelle Devos, sourire et parfums

Dans l’en­tre­tien qu’elle nous avait accordé en mars (à lire << ici >>), Emma­nuelle Devos expri­mait son ras le bol de jouer dans des films tris­tes… Pari réussi avec Les Parfums, petite comé­die légère et subtile qui fonc­tionne grâce à son duo d’ac­teurs et à l’ori­gi­na­lité de l’uni­vers choisi. L’ac­trice est parfaite dans le rôle d’Anne Walberg, « nez » de profes­sion qui s’ha­bille comme dans un numéro de Madame Figaro et vit dans un quar­tier bour­geois pari­sien. Embau­ché comme son chauf­feur, Guillaume (Grégory Montel, égale­ment à son aise) galère à joindre les deux bouts et à obte­nir la garde alter­née de sa fille. Dans ce couple atypique façon Miss Daisy et son chauf­feur, chacun a à apprendre de l’autre comme à lui appor­ter. Simple et frais comme le parfum du coton, le film est relevé par une pointe d’aci­dité grâce aux répar­ties cinglantes de la parfu­meuse. Un ton un brin suranné et modeste qui cherche plus à faire sourire qu’à faire rire pour un feel good movie qui change des comé­dies françaises à grosses ficelles. Et qui fait vrai­ment du bien au milieu d’une offre assez tris­tou­nette digne d’un deuxième confi­ne­ment à la maison… C.S.

Les Parfums de Grégory Magne (Fr, 1h40) avec Emma­nuelle Devos, Grégory Montel, Gustave Kervern… Dispo­nible en Vod sur la plupart des plate­formes.

On a vu le nouveau Almo­do­var, Madres para­le­las

Revoilà un Pedro Almodovar plutôt en bonne forme malgré une excentricité plus contenue, avec ses couleurs franches, ses destinées de femmes fortes et bien-sûr son actrice fétiche, Penélope Cruz. Après Douleur et Gloire, son dernier film en forme d'autobiographie masculine, le réa...

Le Diable… le film iranien qui défie la censure

Le réalisateur d’Un Homme intègre (2017) a tourné quatre histoires reliées par un même thème : assumer une responsabilité individuelle dans un régime totalitaire. Ou comment défier la censure en tournant en Iran à la façon d’un court- métrage, alors que la peine de mort ne cesse ...

La Fièvre de Petrov, le nouveau coup de folie de Sere­bren­ni­kov

Il nous a mis la fièvre pendant des heures, Kirill Serebrennikov avec La Fièvre de Petrov, son dernier film. Ou plus exactement, pendant les 2h30 que dure cette balade métaphysique aux côtés de Petrov, dessinateur de BD sacrément grippé, ce qui ne l'empêche pas de boire des coups...