Sortir à Lyon
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Ménage à trois avec Katha­rine Hepburn

C’est le chef-d’oeuvre de la comé­die de rema­riage (au sens strict, on vous laisse décou­vrir la fin) : Katha­rine Hepburn, Cary Grant et James Stewart (jeune et fondant) n’ont jamais été aussi beaux, et l’oni­risme d’un noir et blanc imma­culé vient adou­cir les rapports de classe de ce qui n’au­rait pu être qu’une satire sociale de la société puri­taine améri­caine. Mais ce qui inté­resse Cukor, c’est comme toujours chez ce cinéaste encore trop sous-estimé la vérité des senti­ments. The Phila­del­phia story (Indis­cré­tions en français), c’est l’his­toire d’une femme qui porte la culotte et veut être aimée pour ce qu’elle est vrai­ment, et non pas « admi­rer comme une déesse ». C’est évidem­ment Katha­rine Hepburn, l’ac­trice fétiche de Cukor qui l’in­carne, incar­nant des rapports homme-femme déjà large­ment emprunts de moder­nité. Cukor a le don de mêler la théâ­tra­lité de sa direc­tion d’ac­teurs avec un sens du décou­page et de l’ar­chi­tec­ture propre­ment ciné­ma­to­gra­phiques. Son génie pour les scènes non verbales (dès l’ou­ver­ture) et le dérè­gle­ment des sens conduit tout droit vers la joie. Cary Grant, trouble-fête idéal, dira que c’est avec Cukor qu’il a réel­le­ment décou­vert son métier. On le croit sur parole. Mais The Phila­del­phia story est aussi un de ses films dans lequel on perçoit le mieux l’in­fi­nie déli­ca­tesse qu’il est capable d’avoir pour ses person­nages, et sa profonde compré­hen­sion humaine. Bref, un des plus beaux films du monde avec les plus beaux acteurs du monde. On en vien­drait presque à être contents d’être sous couvre-feu.

Le Dernier duel de Ridley Scott

Ridley Scott s’attèle au dernier duel connu en France entre Jacques Le Gris et Jean de Carrouges en 1386, le second accusant le premier d’avoir violé sa jeune épouse, suite au témoignage de celle-ci. Le matériau de départ est splendide, la maestria à reconstituer la France du Moy...

Est-ce la peine d’al­ler voir Eiffel ?

Si vous avez un jour rêvé d’une histoire d’amour sous la tour Eiffel, vous pouvez toujours tenter ce drôle de biopic qui reconstitue la préquelle de la tour la plus célèbre du monde... à partir d’un amour empêché en Gironde à la fin du XIXe siècle. Gustave aimait Adrienne (avec u...

On a vu le nouveau James Bond en 4DX

N’écoutez pas les oiseaux de mauvais augure qui ont dû souffrir de trop attendre ce 007, tourné il y a deux ans... Il y a tout dans le dernier James Bond : le prologue italien (au féminin) le plus long de la saga, un générique splendide dans les ruines romaines sous-marines, des ...