Sortir à Lyon
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Fait d’hi­ver en Lozère

Le dernier film du réali­sa­teur de Harryun ami qui vous veut du bien, sorti en cati­mini à la toute fin de 2019, est bien trop origi­nal pour qu’on ne vous le conseille pas, aujourd’­hui qu’il débarque sur Canal +… Mais Seules les bêtes est aussi suffi­sam­ment inabouti pour qu’on ne le fasse pas avec une certaine réserve. Evacuons tout de suite notre petite frus­tra­tion : le fin mot de cette histoire de dispa­ri­tion d’une femme en pleine Lozère est un brin déce­vante, et réside dans une seconde partie en contre­champ – dont on ne peut rien dévoi­ler – avec un peu trop de gigognes dans un récit déjà très alam­biqué… Reste que ce thril­ler sauvage adapté du roman de Colin Niel réserve aussi de jolis moments de comé­die, notam­ment sur les illu­sions de l’amour à l’ère du numé­rique, en plus d’une véri­table ambiance polar­deuse avec des person­nages hauts en couleur : Damien Bonnard est encore plus animal que dans Rester verti­cal, et Laure Calamy, notre second rôle français fémi­nin préféré, crève une nouvelle fois l’écran, même si on aurait aimé la voir un peu plus long­temps. Bref, le casting est impec­cable, de Vale­ria-Bruni Tedes­chi à Denis Meno­chet, drôle de brute épais­se… La volte-face d’un scéna­rio dont il ne faut surtout rien dévoi­ler finira de vous faire passer un beau moment, plutôt riches en surpri­ses… Du polar français plein d’ori­gi­na­li­tés. C’est déjà beau­coup en ce moment. L.H.

Seules les bêtes de Domi­nik Moll (Fr, 1h57) avec Denis Méno­chet, Vale­ria-Bruni Tedes­chi, Damien Bonnard, Laure Cala­my… Dispo­nible sur Canal + et en Vod sur la plupart des plate­formes.

Les Crimes du futur, un nouveau Cronen­berg décliné au passé

On est heureux de retrouver David Cronenberg. D'autant qu'avec Les Crimes du futur, il retrouve à peu près tous ses films précédents, des corps hybrides et monstrueux du Festin nu jusqu'aux expérimentations post-sexuelles encore plus poussées que dans Crash. "Le vieux sexe, ce n'...

Coupez ! Le film de zombies en plus de Michel Haza­na­vi­cius

Au départ, il y avait « Ne coupez pas », une très réjouissante comédie de zombies, fauchée et Japonaise, tournée avec trois bouts de scotch et de la peinture rouge. Michel Hazanavicius a repris le scénario tel quel, déjà fendard (à coups de hache), mais plutôt que d’en faire un s...