Sortir à Lyon
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Wong Kar-wai, esthète et maître de baston

Y a-t-il compa­ti­bi­lité entre cinéma d’au­teur, avec un grand H, et film de baston? La fron­tière, surveillée naguère du haut des mira­dors par des ciné­philes trou­vant que les films de Rohmer vont trop vite, a explosé façon Berlin-mur. Quand Wong Kar-waïIn the Mood for Love – évoque le kung-fu, ce n’est pas avec une pince à sucre, mais par une choré­gra­phie de bonnes mandales. On aime­rait d’ailleurs bien savoir, rapport à d’éven­tuelles discus­sions sur des PV avec la police muni­ci­pale, comment fonc­tionne une tech­nique du style Ba Gua (un kung-fu très mortel) dite des ”64 mains” qui ne restent pas dans les poches, mais se dirigent dans ta face.

Song Hye-Kyo défie la beauté de Tony Leung dans The Grand­mas­ter.

Dans le plexus, Confu­cius !

Seule­ment, le prota­go­niste Cunf Le garde le secret. En revanche, la Lame et IP man, de grands maîtres du kung-fu d’avant-guerre (contre le Japon), donnèrent des cours. Ce dernier, inter­prété par Tony Leung Chiu Wai, qui a toute légi­ti­mité (un petit rôle dans L’Exé­cu­teur de Hong-Kong avec Chuck Norris), fut le maître d’un certain Bruce Lee. Quand ça ne se bat pas au ralenti sous la pluie, ça philo­sophe, film d’au­teur oblige, mais pas trop. Ainsi,on apprend que ”le tigre ne quitte pas la montagne” et que ”mieux vaut avan­cer que s’ar­rê­ter”. Tiens, et v’lan, reprends-en de la sagesse chinoise dans ton troi­sième œil ! F. M.

Bande annonce à la sortie du film en 2013.

The Grand­mas­ter de Wong Kar-wai (2013, HK, 2h10) avec Tony Leung, Cung Le, Song Hye-Kyo…  En Vod et actuel­le­ment sur Cine +.

On a vu le nouveau Almo­do­var, Madres para­le­las

Revoilà un Pedro Almodovar plutôt en bonne forme malgré une excentricité plus contenue, avec ses couleurs franches, ses destinées de femmes fortes et bien-sûr son actrice fétiche, Penélope Cruz. Après Douleur et Gloire, son dernier film en forme d'autobiographie masculine, le réa...

Le Diable… le film iranien qui défie la censure

Le réalisateur d’Un Homme intègre (2017) a tourné quatre histoires reliées par un même thème : assumer une responsabilité individuelle dans un régime totalitaire. Ou comment défier la censure en tournant en Iran à la façon d’un court- métrage, alors que la peine de mort ne cesse ...

La Fièvre de Petrov, le nouveau coup de folie de Sere­bren­ni­kov

Il nous a mis la fièvre pendant des heures, Kirill Serebrennikov avec La Fièvre de Petrov, son dernier film. Ou plus exactement, pendant les 2h30 que dure cette balade métaphysique aux côtés de Petrov, dessinateur de BD sacrément grippé, ce qui ne l'empêche pas de boire des coups...