Sortir à Lyon
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Wong Kar-wai, esthète et maître de baston

Y a-t-il compa­ti­bi­lité entre cinéma d’au­teur, avec un grand H, et film de baston? La fron­tière, surveillée naguère du haut des mira­dors par des ciné­philes trou­vant que les films de Rohmer vont trop vite, a explosé façon Berlin-mur. Quand Wong Kar-waïIn the Mood for Love – évoque le kung-fu, ce n’est pas avec une pince à sucre, mais par une choré­gra­phie de bonnes mandales. On aime­rait d’ailleurs bien savoir, rapport à d’éven­tuelles discus­sions sur des PV avec la police muni­ci­pale, comment fonc­tionne une tech­nique du style Ba Gua (un kung-fu très mortel) dite des ”64 mains” qui ne restent pas dans les poches, mais se dirigent dans ta face.

Song Hye-Kyo défie la beauté de Tony Leung dans The Grand­mas­ter.

Dans le plexus, Confu­cius !

Seule­ment, le prota­go­niste Cunf Le garde le secret. En revanche, la Lame et IP man, de grands maîtres du kung-fu d’avant-guerre (contre le Japon), donnèrent des cours. Ce dernier, inter­prété par Tony Leung Chiu Wai, qui a toute légi­ti­mité (un petit rôle dans L’Exé­cu­teur de Hong-Kong avec Chuck Norris), fut le maître d’un certain Bruce Lee. Quand ça ne se bat pas au ralenti sous la pluie, ça philo­sophe, film d’au­teur oblige, mais pas trop. Ainsi,on apprend que ”le tigre ne quitte pas la montagne” et que ”mieux vaut avan­cer que s’ar­rê­ter”. Tiens, et v’lan, reprends-en de la sagesse chinoise dans ton troi­sième œil ! F. M.

Bande annonce à la sortie du film en 2013.

The Grand­mas­ter de Wong Kar-wai (2013, HK, 2h10) avec Tony Leung, Cung Le, Song Hye-Kyo…  En Vod et actuel­le­ment sur Cine +.

Limbo, beau film plein d’hu­mour sur les migrants

“Tu aurais préféré que je meurs en martyr ?” balance Omar, un réfugié syrien à son frère, resté au pays, au téléphone. Réfugié, il débarque avec d’autres dans les Uists, une île des Hébrides écossaises qui n'avait jusqu’alors jamais connu de tournage de cinéma. S’ouvrant sur une ...

Petit paysan, le beau film rural avec Swann Arlaud, gratuit sur France TV

Rares sont les films qui parviennent à nous immerger dans un univers professionnel sans se réfugier dans un naturalisme pseudo-documentaire ni instrumentaliser ses personnages pour tenir un discours pré-digéré. Le petit paysan du titre c’est Pierre, jeune éleveur de vaches laitiè...