Sortir à Lyon
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Dunkerque de Nolan débarque sur France 3

Beau­coup moins gran­di­lo­quent qu’Inters­tel­lar, beau­coup plus simple dans sa narra­tion que les circon­vo­lu­tions de Tenet, Dunkerque de l’in­con­tour­nable Chris­to­pher Nolan fut à l’époque de sa sortie en 2017 snobé, même par Le Masque et la plume… sous prétexte d’être un film améri­cain. Film d’ac­tion compact, furieux, mutique, osant souvent l’ab­sence de dialogues pour des séquences visuelles touchant au sublime, Dunkerque n’est pour­tant pas seule­ment le récit holly­woo­dien de l’éva­cua­tion déses­pé­rée de soldats pris en tenaille par les Alle­mands.

Retour à l’ac­tion pure

Fionn White­head en pleine action dans Dunkerque.

Réso­lu­ment filmé du point de vue des Anglais, avec un Kenneth Bran­nagh en maître de la flotte en second rôle, c’est surtout un extra­or­di­naire dispo­si­tif ciné­ma­to­gra­phique en trois temps (la mer, la terre, le ciel). Pour Nolan, il s’agis­sait avant tout à l’époque de  Pour Nolan, il s’agis­sait de répondre aux block­bus­ters truf­fés d’images de synthèse pour retrou­ver la sensa­tion de l’ac­tion réelle. Mission accom­plie, avec en prime de jeunes acteurs impec­cables (Fionn White­head, Cyllian Murphy ou Barry Keoghan, vu dans Mise à mort du cerf sacré de Lanthi­mos. Et le charisme inso­lent de Tom Hardy pour conclure cette odys­sée aussi intime que spec­ta­cu­laire. Profi­tez de la diffu­sion gratuite en prime time pour vous (re)faire votre avis.

La bande annonce à la sortie du film en 2017.

Dunkerque, de Chris­to­pher Nolan (EU, 1 h 47) avec Fionn White­head, Tom Hardy, Mike Rylance, Kenneth Branagh… Lundi 24 mai à 21h05 sur France 3.

Un dessin animé à donner le vertige

On a rarement été autant emballé par un film d'animation, pour adulte qui plus est. Adapté par Patrick Imbert du manga de Jirô Taniguchi, qui est lui-même une adaptation d’un feuilleton à succès paru dans la presse japonaise dans les années 90, Le Sommet des dieux est une réussit...

« Tout s’est bien passé » pour André Dussol­lier

François Ozon adapte le récit autobiographique d’Emmanuèle Berheim en conservant tous les noms (on reconnaît Serge Toubiana de la Cinémathèque). C’est Sophie Marceau, grave et radieuse à la fois, qui endosse le rôle de cette sœur d’une grande famille parisienne, chargée d’organis...

Dune, splen­deur visuelle et glou­bi­boulga

En général, il faut se méfier quand un film se termine au bout de 2h30 par ces mots : “ce n’est qu’un début”. D’abord, parce que ça veut souvent dire qu’il n’a que trop durer, ensuite parce que dans le cas présent on a bien compris que du sable, on allait encore en manger (ce n’e...

Laurent Lafitte, l’ori­gine de l’im­monde

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