Sortir à Lyon
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Villa Caprice : Niels Ares­trup en eaux troubles

C’est le chro­niqueuse judi­ciaire Pascale Robert-Diard qui est à l’ori­gine de ce thril­ler feutré pour mieux cerner les liens très parti­cu­liers – profes­sion­nels mais néces­sai­re­ment intimes – qui se nouent entre un (grand) avocat et son client quand il s’agit d’un homme de pouvoir. Dans ce ballet de la mani­pu­la­tion en haute sphère sur fond bleu de Côte d’Azur, Niels Ares­trup est passé maître, surtout depuis Quai d’Or­say de Bertrand Taver­nier, qui lui valut d’ailleurs un César (lire notre critique). En plus d’être impé­rial en gros matou qui peut succes­si­ve­ment cares­ser ou grif­fer, il est boule­ver­sant lorsqu’il doit coha­bi­ter avec son vieux père (Michel Bouquet). En Bernard Tapie au petit pied, Patrick Bruel est impec­cable, tout comme Paul Hamy en jeune skip­per un peu trouble. Fiction loin­tai­ne­ment inspi­rée par l’af­faire Olivier Metz­ner, la méca­nique psycho­lo­gique et les acteurs fonc­tionnent à plein, malgré une fin un peu trop roma­nesque pour être vrai­ment convain­cante. Mais passer 1h40 sur la Côte d’Azur avec Niels Ares­tup ne se refuse pas : c’est le diver­tis­se­ment haut de gamme de la réou­ver­ture.

Villa Caprice de Bernard Stora (Fr, 1h38) avec Niels Ares­trup, Patrick Bruel, Irène Jacob, Paul Hamy, Michel Bouquet… Scéna­rio de Pascale-Robert Diard avec le réali­sa­teur. Sortie le 26 mai.

Un dessin animé à donner le vertige

On a rarement été autant emballé par un film d'animation, pour adulte qui plus est. Adapté par Patrick Imbert du manga de Jirô Taniguchi, qui est lui-même une adaptation d’un feuilleton à succès paru dans la presse japonaise dans les années 90, Le Sommet des dieux est une réussit...

« Tout s’est bien passé » pour André Dussol­lier

François Ozon adapte le récit autobiographique d’Emmanuèle Berheim en conservant tous les noms (on reconnaît Serge Toubiana de la Cinémathèque). C’est Sophie Marceau, grave et radieuse à la fois, qui endosse le rôle de cette sœur d’une grande famille parisienne, chargée d’organis...

Dune, splen­deur visuelle et glou­bi­boulga

En général, il faut se méfier quand un film se termine au bout de 2h30 par ces mots : “ce n’est qu’un début”. D’abord, parce que ça veut souvent dire qu’il n’a que trop durer, ensuite parce que dans le cas présent on a bien compris que du sable, on allait encore en manger (ce n’e...

Laurent Lafitte, l’ori­gine de l’im­monde

Il y sera question de sexualité… dans le noir, pendant un long dialogue introductif pour savoir qui a joui. Une fois la lumière allumée, le film va renoncer peu à peu à tout ce qui aurait pu faire son originalité : une sexualité troublée malgré 17 ans de vie conjugale, une filiat...