Sortir à Lyon
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Free Guy, Ryan Reynolds dépu­celé par la bouche !

Guy, un employé de banque céli­ba­taire, répète jour après jour les mêmes actions et les mêmes jokes, avec l’illu­sion de vivre au para­dis. Son café latte medium du matin lui procure une jouis­sance quoti­dienne abso­lue : « j’ai l’im­pres­sion de me faire dépu­ce­ler par la bouche » déclare-t-il de façon récur­rente. Jusqu’au jour où se produit le déclic. Il aperçoit dans la rue une fille qu’il n’avait vu qu’en rêve. Et, en même temps, il réalise qu’il est un person­nage de jeu vidéo. Pire, il fait partie de la masse des PNJ, les Person­nages Non Jouables, condam­nés à vivre dans une boucle prédé­fi­nie pour agré­men­ter les actions des véri­tables joueurs.

The one and only Ryan Reynolds en pleine extase virtuelle.

Plai­sir ludique et conscience marxiste

Un vrai sujet d’étude pour les penseurs marxistes. En deve­nant une star de Free City, Guy s’em­ploie à séduire Molo­tov girl, l’ava­tar de Millie, une des créa­trices du jeu spoliée par l’ignoble star­tu­per Antwan, prêt à détruire son univers et le monde numé­rique qui l’ha­bite. Il est éton­nant qu’a­près avoir mélangé dans une grosse béton­neuse Ready player one, Un jour sans fin, Grand Theft Auto, The Truman Show, Jumanji et Fort­nite, on ne se retrouve pas dans un film en forme de tas informe, que dans le langage des puristes du cinéma, on appelle une bouse. Au contraire, Free Guy, outre un plai­sir ludique inin­ter­rompu, aborde des sujets comme la liberté, la conscience de soi, la violence, l’amour… Et un véri­table doute sur ma boulan­gère qui, après avoir entendu le code « une baguette svp », répète systé­ma­tique­ment « une baguette ? » puis systé­ma­tique­ment « et avec ça ? ». PNJ ? FRançois Mailhes

Free Guy de Shawn Levy (EU, 1h55) avec Ryan Reynolds, Jodie Corner, Poki­mane, Chan­ning Tatum… Sortie le 11 août.

Un dessin animé à donner le vertige

On a rarement été autant emballé par un film d'animation, pour adulte qui plus est. Adapté par Patrick Imbert du manga de Jirô Taniguchi, qui est lui-même une adaptation d’un feuilleton à succès paru dans la presse japonaise dans les années 90, Le Sommet des dieux est une réussit...

« Tout s’est bien passé » pour André Dussol­lier

François Ozon adapte le récit autobiographique d’Emmanuèle Berheim en conservant tous les noms (on reconnaît Serge Toubiana de la Cinémathèque). C’est Sophie Marceau, grave et radieuse à la fois, qui endosse le rôle de cette sœur d’une grande famille parisienne, chargée d’organis...

Dune, splen­deur visuelle et glou­bi­boulga

En général, il faut se méfier quand un film se termine au bout de 2h30 par ces mots : “ce n’est qu’un début”. D’abord, parce que ça veut souvent dire qu’il n’a que trop durer, ensuite parce que dans le cas présent on a bien compris que du sable, on allait encore en manger (ce n’e...

Laurent Lafitte, l’ori­gine de l’im­monde

Il y sera question de sexualité… dans le noir, pendant un long dialogue introductif pour savoir qui a joui. Une fois la lumière allumée, le film va renoncer peu à peu à tout ce qui aurait pu faire son originalité : une sexualité troublée malgré 17 ans de vie conjugale, une filiat...