Sortir à Lyon
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La Fièvre de Petrov, le nouveau coup de folie de Sere­bren­ni­kov

Il nous a mis la fièvre pendant des heures, Kirill Sere­bren­ni­kov avec La Fièvre de Petrov, son dernier film. Ou plus exac­te­ment, pendant les 2h30 que dure cette balade méta­phy­sique aux côtés de Petrov, dessi­na­teur de BD sacré­ment grippé, ce qui ne l’em­pêche pas de boire des coups à l’ar­rière d’un corbillard avec de curieux comparses. On ne comprend pas tout dans ce dédale laby­rin­thique complé­te­ment fou aux nombreux plans séquences mélan­geant sans façon passé et présent, réalité et fiction, tout en se jouant des genres avec des scènes de science-fiction ou de film d’hor­reur, et même une dernière partie en noir et blanc rappe­lant Leto, son précé­dent film…

Photo : Sergey Pono­ma­rev.

Rêve­rie méta­phy­sique

Jeux de piste à l’ex­tra­va­gance toute russe parlant des désillu­sions de l’exis­tence, aussi bien d’amour en bout de course que d’épui­se­ment mater­nel ou encore d’as­pi­ra­tion litté­raire déçue dans une Russie des plus violentes, cette Fièvre de Petrov est une véri­table réus­site visuelle à l’am­biance aussi féérique que mélan­co­lique, mais reste assez opaque. A vous de voir si vous avez envie de vous perdre dans le laby­rinthe des songes de Petrov.

La Fièvre de Petrov, de Kirill Sere­bren­ni­kov (Rus, 2h25) avec Semyon Serzin, Chul­pan Khama­tova, Yuriy Bori­sov… Sortie le 1er décembre.

Night­mare Alley, le nouveau film ciné­vore de Guillermo Del Toro

La reconstitution historique, superbe, indique la période. Mais la phrase « il paraît que le Chleuh qui ressemble à Charlie Chaplin a envahi la Pologne » ne laisse plus de doute : nous sommes en septembre 1939. On se plaint aujourd’hui du climat, mais à cette période il pleuvait ...

Anthony Hopkins, « Father » à Oscars, nouveau sur Canal plus

C’est ce que les anglo-saxons appellent un “vehicle”. Un film tout entier construit autour d’une star, en l’occurrence Anthony Hopkins, le seul acteur avec lequel on peut passer 1h40 au ralenti dans une chambre sans s’ennuyer. Le personnage de The Father, premier film de Florian ...

Night­mare Alley, le nouveau film inter­mi­nable de Guillermo del Toro

C’est toujours embêtant quand l’aboutissement d’un film de 2h30 n’intervient qu’à la toute fin, dans une dernière scène, heureusement splendide. Avant, il vous faudra être (très) patient pour faire dix fois le tour d’une fête foraine des années 40, certes avec une Rooney Mara arc...