Sortir à Lyon
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Twist à vide à Bamako pour le nouveau Guédi­guian

Mali 1962. Une histoire d’amour sur fond d’in­dé­pen­dance déco­lo­niale, de musique twist et de bascu­le­ment d’une révo­lu­tion socia­liste vers un régime plus auto­ri­taire. Des person­nages pris au piège entre des coutumes conser­va­trices et l’hy­po­cri­sie du nouveau pouvoir malien… A priori le pitch du dernier film du réali­sa­teur de Marius et Jean­nette (qui s’en souvient ?)  a tout pour plaire aux abon­nés (de la première heure) à Télé­rama. Mais Robert Guédi­guian se heurte à son propre manque d’am­bi­tion avec autant d’en­nui qu’un télé­film en rediff’ pour la tranche insom­niaque.

Alice Da Luz Gomes et Stéphane Black dans Twist à Bamako de Robert Guédi­guian.

Seconds couteaux pas affû­tés

Esthé­tique­ment sans relief, sa réali­sa­tion pares­seuse vient désa­mor­cer tous les poten­tiels enjeux drama­tiques (déjà il est vrai éculés), comme le jeune idéa­liste qui s’op­pose à sa classe sociale, ou la jeune paysanne, en fuite, à la recherche de son indé­pen­dance. Les prota­go­nistes s’ex­priment avec autant de subti­lité que des tracts poli­tiques distri­bués au marché du coin pendant une campagne prési­den­tielle (tous bords confon­dus) et malgré l’in­ves­tis­se­ment des deux acteurs prin­ci­paux, Stéphane Back et Alice Da Luz Gomes (passons sur les seconds couteaux pas vrai­ment affû­tés), le disque semble rayé. Dommage. Adrien Giraud

Twist à Bamako, de Robert Guédi­guian (Fr, 2h09) avec Alice Da Luz Gomes, Stéphane Back, Issaka Sawa­dogo. Sortie le 5 janvier.

Night­mare Alley, le nouveau film ciné­vore de Guillermo Del Toro

La reconstitution historique, superbe, indique la période. Mais la phrase « il paraît que le Chleuh qui ressemble à Charlie Chaplin a envahi la Pologne » ne laisse plus de doute : nous sommes en septembre 1939. On se plaint aujourd’hui du climat, mais à cette période il pleuvait ...

Anthony Hopkins, « Father » à Oscars, nouveau sur Canal plus

C’est ce que les anglo-saxons appellent un “vehicle”. Un film tout entier construit autour d’une star, en l’occurrence Anthony Hopkins, le seul acteur avec lequel on peut passer 1h40 au ralenti dans une chambre sans s’ennuyer. Le personnage de The Father, premier film de Florian ...

Night­mare Alley, le nouveau film inter­mi­nable de Guillermo del Toro

C’est toujours embêtant quand l’aboutissement d’un film de 2h30 n’intervient qu’à la toute fin, dans une dernière scène, heureusement splendide. Avant, il vous faudra être (très) patient pour faire dix fois le tour d’une fête foraine des années 40, certes avec une Rooney Mara arc...