Sortir à Lyon
Partager cet article :

Gergiev, Nelson et Gardi­ner à Berlioz

On vous avait prévenu : le « retour à la vie » selon le beau sous-titre de Lélio, oeuvre mécon­nue du grand Hector Berlioz, allait se faire en grandes pompes au festi­val de la Côte Saint-André. La promesse est désor­mais tenue avec l’ou­ver­ture de la billet­te­rie depuis le mercredi 5 mai.

Carré d’as

Après une grande fête de l’eau popu­laire au son des Water music de Haen­del en ouver­ture, ce sont les meilleures phalanges qui vont se bous­cu­ler pour le festi­val clas­sique et « fantas­tique » de la région : Hervé Niquet et son Concert Spiri­tuel, toujours pour du Haen­del (Israel en Egypte), Jéré­mie Rhorer et son Cercle de l’Har­mo­nie, ou encore l’Orchestre Natio­nal de Lyon, pour qui le festi­val Berlioz fut créé par Serge Baudo en 1979, avec une oeuvre majeure à rebours de l’image un brin cari­ca­tu­ral d’un Berlioz éter­nel­le­ment survolté : L’En­fance du Christ, portée par le choeur Spirito. En prime, c’est un grand Berlio­zien qui vien­dra diri­ger ce monu­ment de la musique reli­gieuse : John Nelson, les anglo-saxons étant encore les plus ardents défen­seurs de la musique françai­se… Grand habi­tué du festi­val de la Côte Saint-André (à prix tout doux), John Eliot Gardi­ner vien­dra quelques jours plus tard diri­ger un programme sensuel comme il les aime autour des Nuits d’été, à la tête de son Orchestre révo­lu­tion­naire et roman­tique, le bien nommé.

John Eliot Gardi­ner, grand habi­tué de la Côte Saint-André (photo Simon Canetty-Clarke).

Deux soirées avec Valery Gergiev

Clou du spec­tacle, récem­ment enrôlé par le direc­teur du festi­val, Bruno Messina, Valery Gergiev vien­dra diri­ger deux chefs-d’oeuvre du grand Hector coup sur coup, avec son choeur et orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Péters­bourg s’il vous plaît : une Damna­tion de Faust avec sa célèbre Marche hongroise litté­ra­le­ment à se damner (la distri­bu­tion est en cours, mais avec Gergiev, nous ne sommes pas inquiets…), et un Requiem de Berlioz qui s’an­nonce déjà comme un grand moment d’émo­tion, de deuil et de musique post-Covid, par une des plus grandes baguettes mondiales d’aujourd’­hui. Sans comp­ter, comme toujours, les invi­tés de marque de la musique et au-delà, comme Bertrand Chamayou jouant Saint-Saens ou encore Véro­nique Gens pour venir inter­pré­ter les grandes figures fémi­nines de la litté­ra­ture de Flau­bert : Cléo­pâtre, Salomé ou Salammbô. Vos nuits de fin d’été seront déci­dé­ment plus belles que vos jours d’aujourd’­hui…

La scène de la cour du Château Louis XI de la Côte Saint-André.

Festi­val Berlioz, le retour à la vie. Du 17 au 31 août à la Côte Saint-André (Isère). Toute la program­ma­tion et la billet­te­rie sont désor­mais en ligne.

Ecou­tez aussi tout le détail de la program­ma­tion avec Bruno Messina et Luc Hernan­dez dans l’émis­sion Berlioz, vie héroïque.

La plus longue Fête de la musique, de Lyon à Villeur­banne

[mis à jour] « Le plus grand boulevard musical d’Europe », rien que ça ! Les maires de Lyon et Villeurbanne se félicite de leur partenariat à l’occasion des 40 ans de la Fête de la musique. Conçue en vases communicants entre la capitale de Rhône-Alpes et la capitale Française ...

Peer Gynt, un opéra de légende pour enfants

C’est une pièce de théâtre devenue célèbre par sa musique. Au point de devenir aujourd’hui un opéra court et enivrant, idéal pour découvrir l’art lyrique en famille. Avec des pièces comme Hedda Gabler ou Maison de poupée, Ibsen n’avait pourtant vraiment rien d’un joyeux drille. C...

Shirine, le nouvel opéra déce­vant de Thierry Escaich

Comme toujours avec Escaich, il y a des merveilles de musique dans Shirine. Un croisement jusqu'à l'ivresse entre la mécanique symphonique - plus efficace parfois qu'une musique de film hollywoodienne - et les instruments traditionnels perses, créant un impressionnisme oriental ...