Sortir à Lyon
Partager cet article :

Adieu Nicho­las Ange­lich, un des plus grands pianistes d’aujourd’­hui

Hommage à Nicholas Angelich.
Nicholas Angelich, habitué de Piano Lyon et de l'Auditorium.

Il y a peu de monstres sacrés qui avaient l’al­lure d’un grand nounours aussi gentil. Il était né aux Etats-Unis d’une mère de l’URSS et d’un père du Monte­ne­gro, et c’était un fidèle de Piano à Lyon et des orchestres lyon­nais. Enfant de l’Eu­rope de l’Est par ses parents musi­ciens, Nicho­las Ange­lich jouait partout, pour tout le monde, et ce n’est pas un vain mot, surtout aujourd’­hui. La musique russe comme la musique alle­mande ou française sur les plus grandes scènes inter­na­tio­nales. On l’avait vu jouer une chaus­sette trouée à la cheville tant il ne vivait que par la musique en se fichant des appa­rences, sortant à peine coiffé de sa chambre d’hô­tel. D’une timi­dité mala­dive, cher­chant ses mots, il était toujours dispo­nible. Mélan­co­lique de nature selon l’âme slave de ses parents, il était tell­lu­rique quand il se mettait à un piano. Et pouvait jouer à travers le monde comme sur la petite scène du village de Roche­bonne dans le Beaujo­lais pour trois fois rien, chez son ami Hervé Billaut. “Je ne fais aucune diffé­rence entre les publics” disait-il. “Il importe de rester vrai, d’agir selon ses besoins, en accord avec ses convic­tions.” Pour celles et ceux qui aiment le piano, Nicho­las Ange­lich était un ami. Il jouait la musique pour “se sortir de lui-même” comme il disait et de cette mala­die respi­ra­toire dégé­né­ra­tive qui l’a emporté. Il nous emme­nait toujours avec lui. Et comme une foule de gens à Lyon et Nicho­las Ange­lich m’a donné beau­coup trop de bonheur pour ne pas tapo­ter à mon tour sur mon clavier, quelques mots pour ce pianiste qui fut une des plus belles rencontres musi­cales de ma vie. Vive les beaux jours, ils lui doivent beau­coup.

Anne et Yann Quef­fé­lec, stars de la musique clas­sique à Annecy

Quitte à écouter de la musique classique, autant le faire en bonne compagnie... Le festival Variations classiques à Annecy a toujours su choyer ses invités en croisant les plaisirs. Il y a eu Gaspard Proust, Patrizia Ciofi ou Fanny Ardant (grande actrice mais aussi metteuse en sc...

Moïse vu par Rossini, le grand opéra bel canto de la rentrée

Daniele Rustioni dirige une nouvelle production politique et malicieuse de Moïse et Pharaon, un opéra rarement monté de Rossini. Du grand opéra en forme de super-production, mis en scène avec faste et malice par Tobias Kratzer à l'Opéra de Lyon. Vous aussi vous aimez l’opéra p...

Avec Candide de Bern­stein, l’Opéra fait venir Broad­way à Lyon

Monté par Daniel Fish et Wayne Marshall, deux artistes issus de la scène de Broadway, la nouvelle production de Candide de Bernstein fait l'événement pour les fêtes de fin d'année à l'Opéra de Lyon. On vous avait prévenu : l’Opéra de Lyon fait entrer la jeunesse et déploie la ...