Sortir à Lyon
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Ponta Preta, surf rock vintage

Les Ponta Preta lyonnais sortent le 1er album, Tits Up.

Cela fait un moment qu’on vous parle du surf rock jubi­la­toire des Ponta Preta. Nos « Beach boys locaux » avaient livré en 2019 un premier EP fulgu­rant et une série de concerts à tomber, dans un style surf vintage mais pas que, clai­re­ment aussi influencé par leurs contem­po­rains tels que La Luz et les Allah-Las que par le canal histo­rique. La suite de leurs aven­tures a pris la forme d’un premier album tout simple­ment merveilleux sorti le 16 avril dernier.

Car Tits Up, c’est son nom, n’est rien de moins que ça : un don du ciel, ou plutôt de l’océan ; une bouf­fée d’em­bruns dans la face, un roulé-boulé nu sur la plage et la sieste plus ou moins crapu­leuse qui lui succède. En anglais l’ex­pres­sion « tits up » décrit parfois une situa­tion hors de contrôle, quand tout est parti en l’air, que la foirade est totale, que rien ne va plus. Une belle synthèse de 2020 ? Il y a peut-être un peu de ça. Mais chez les Ponta Preta, les deux mots sont aussi à prendre au premier degré : « seins en l’air, messieurs dames ! » Injonc­tion de braqueurs de plage, ode à la libé­ra­tion du téton, à la fête entre potes et plus si affi­ni­tés. Tout cela démarre en fanfare avec le tube I Wanna Know, sa basse-batte­rie galo­pante, son riff planant, son refrain parfait. Si à 3 minutes 11, vous n’êtes pas en train de reprendre à tue-tête les « la la la la la » sous votre douche (de plage, ou depluie… à Lyon), alors on ne peut vrai­ment plus rien pour vous. La suite est du même acabit et mieux encore, et plutôt que d’en­fi­ler les tubes comme des fleurs sur un collier hawaïen, le quin­tette prend le soin de faire quelques succu­lents détours dans la stra­to­sphère ou chez Sergio Leone. Notre préféré ? Un instru­men­tal surf-funk (!) répon­dant au doux nom de Scusi Frate. L’im­por­tant ici n’est pas la desti­na­tion, c’est le road trip. Et les copains avec lesquels vous le faites. ça tombe bien : le Transbo leur ouvre les portes de ses Summer Sessions, c’est le moment d’en profi­ter avant que le pass sani­taire vous tombe sur la tête… A.Q.

Ponta Preta (+ Johnny Mafia). Mardi 13 juillet à 18h au Trans­bor­deur à Villeur­banne (repli au Club en cas de pluie). Gratuit sur réser­va­tion puis 7 € sur place. Début des concerts à 20h.

Tits Up de Ponta Preta. Sorti le 16 avril chez Le Surf Records.

Premier extrait du Tits Up des Ponta Preta.

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