Sortir à Lyon
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Culture : la double peine passe+­masque

Pourquoi, à passe-sani­taire égal, peut-on tomber le masque dans les bars et restau­rants et pas dans les salles de spec­tacle ? Malheu­reu­se­ment, on ne voit aucune expli­ca­tion légi­time à cet état de fait des deux poids deux mesures qui touchent une nouvelle fois les salles de ciné­mas près l’ins­tau­ra­tion préma­tu­rée du passe sani­taire qui les a déjà large­ment péna­li­sés cet été. Or il est assez évident que la plupart des gens sortent par plai­sir, surtout quand ils ont pris la peine d’être vacci­nés. Et qu’il est tout aussi agréable de tomber le masque autour d’une table entre amis qu’il est pénible de devoir le garder sur le nez pendant toute la durée d’un spec­tacle, à chaque spec­tacle. Sans parler de la queue éven­tuelle à faire avant pour montrer son passe, et des tarifs qui ont pu augmen­ter suite à la crise sani­taire, ce qui dans les lieux publics archi-aidés laisse parfois songeur…

–10 à –70% de fréquen­ta­tion

On s’en souvient à peine, mais à l’ori­gine, l’ins­tau­ra­tion du passe sani­taire devait permettre de bais­ser le masque dans les lieux concer­nés par son obli­ga­tion. Un variant plus conta­gieux plus tard, on aurait pu comprendre que cette mesure envi­sa­gée initia­le­ment ait été retar­dée par précau­tion. Ce qu’on comprend beau­coup moins, c’est qu’une nouvelle fois les lieux de culture fassent les frais de mesures d’ex­cep­tion décou­ra­geant une nouvelle fois l’ac­cès au spec­tacle du plus grand nombre. Qu’on ait aidé les artistes et les lieux cultu­rels comme d’autres secteurs de l’éco­no­mie, c’est magni­fique et unique au monde à ce point, mais il ne faudrait pas oublier ce pour quoi ils restent faits : parta­ger du sens et des émotions de tous ordres, et pour cela il faut que le public en ait envie. Il serait grand temps de se soucier de lui, sous peine d’une reprise en trompe-l’oeil à basse fréquen­ta­tion, comme elle l’est encore actuel­le­ment : –51% pour les ciné­mas en septembre par rapport à 2019, –10 à –70% pour le spec­tacle vivant, selon l’enquête des Echos parue avant-hier. Oups.

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