Sortir à Lyon
Partager cet article :

Le beau bizarre de Louis Bouquet

STUDIO BASSET alain Basset 12 rue de la Blanchisserie 69250 Neuville sur Saone 0607535207 [#Beginning of Shooting Data Section] Nikon D800E 2015/06/09 11:08:57.50 Fuseau horaire/date : UTC+1, Heure d'été:Activée RAW (14 bits) Taille d'image : L (7360 x 4912), FX Objectif : 85mm f/1.8D Photographe : ALAIN BASSET 0607535207 Copyright : BASSET0607525307 Focale : 85mm Mode d'exposition : Manuel Mesure : Matricielle Vitesse d'obturation : 2s Ouverture : f/11 Correction expo. : 0IL Régl. précis expo. : Sensibilité : ISO 125 Optimisation image : Balance des blancs : Incandescent, 0, 0 Mode mise au point : Manuel (MF) Mode de zone AF : Point sélectif Réglage précis AF : Désactivé VR : Réduction du bruit : Désactivée Réduc. bruit ISO : Désactivée Mode couleur : Espace colorimétrique : Adobe RVB Correction des tons : Réglage des teintes : Saturation : Accentuation : D-Lighting actif : Désactivé Contrôle du vignetage : Désactivé Contrôle auto de la distorsion : Désactivé Picture Control : NEUTRAL-POLA Fondé sur : [NL] Neutre Réglage rapide : Accentuation : 4 Contraste : -1 Luminosité : 0 Saturation : -1 Teinte : -1 Effets de filtres : Virage : Sys coord : Nettoyage du capteur d'image : 2013/10/07 17:42:52 Légende image : ALAIN BASSET 0607535207 [#End of Shooting Data Section]

Modeste en nombre d’œuvres, l’ex­po­si­tion du musée des Beaux-Arts consa­crée à Louis Bouquet, le peintre de la fresque de la Grande poste place Belle­cour, n’en est pas moins une révé­la­tion. Rétros­pec­ti­ve­ment, ce peintre qui n’aura vécu que de commandes publiques à travers des œuvres monu­men­tales peut être consi­déré comme un “street artiste” avant l’heure. Ses œuvres de cheva­let, restées dans le cercle privé de la famille et échap­pant ainsi au marché de l’art, sont expo­sées pour la première fois, sans vernis sur la toile, juste­ment pour garder la texture rèche des pein­tures murales. Leur style art déco peut être vu aujourd’­hui comme d’une singu­lière moder­nité, que ce soit à travers les Animaux d’Or­phée qu’on jure­rait sortis d’un roman graphique ou le diptyque d’Adam et Eve, reli­sant les rapports homme-femme à l’aune d’un réalisme clinique inspiré par la tradi­tion alle­mande : Adam au pied-bot et varices est dépassé par la puis­sance d’Eve, incar­née par la propre femme du peintre (psycha­na­lystes, à vos divans).

L’Afrique noire de Louis Bouquet, étude, 1931.
(Adagp, musées de la ville de Boulogne Billan­court, Philippe Fuzeau)

Street artiste lyon­nais avant l’heure

Les auto­por­traits de ce peintre mort à l’Île-Barbe (l’en­semble de ses œuvres y sont aujourd’­hui regrou­pées) traduisent toute son inquié­tude. Mais c’est surtout l’ex­tra­or­di­naire salle consa­crée à l’Afrique noire qui montre toute l’ori­gi­na­lité du peintre, régé­né­rant son art occi­den­tal au contact de figures afri­caines, à commen­cer par une Vénus noire inso­lente trônant en majesté au-dessus de la lyre d’Or­phée. Vous n’irez plus jamais à la poste comme avant… Commen­cez déjà par aller au musée des Beaux-Arts tout l’été, Flan­drin et deux autres expo­si­tions aussi vous y attendent.


L’Odys­sée moderne de Louis Bouquet, au musée des Beaux-Arts, Lyon 1er, jusqu’au 29 août 2021. Du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h. De 4 à 8€. mba-lyon.fr

Auto­por­trait de Louis Bouquet sur papier peint vers 1918. (photo Louis Coude­rette)

La pein­ture en circuit-court, c’est encore plus beau !

De l’histoire de la peinture lyonnaise, on retient souvent l’idée d’une certaine somnolence, d’une succession de petits maîtres, d’un art bourgeois un peu laborieux et un peu trop installé au coin de la cheminée. Certes, ce n’est pas totalement faux, mais la visite du musée Paul ...

Bonnard, la plus belle expo de janvier

Bon, d'accord, on ne peut pas forcément bouger autant qu'on voudrait, mais ce n'est quand même plus le vieux temps des confinements : vous pouvez toujours profiter des vacances pour faire un saut à Grenoble, pour voir la plus belles expo de l'hiver (avec celle des Vanités, mais ç...

Zoo Art show revient avec un nouveau concept immer­sif

Le Zoo Art Show est déjà de retour. Après avoir investi l’ancien siège social de Panzani dans une exposition impressionnante, le collectif de street-art lyonnais revient pour une nouvelle démonstration. Terminé la friche urbaine, les graffeurs ont investi les 300 mètres carrées s...

La beauté des vani­tés ou comment célé­brer la vie

Entrez dans la danse, macabre : c’est une horde de squelettes d’époque, encore très souriants, qui vous accueillent dans la première salle d’A la mort, à la vie, relecture du thème des vanités à travers les siècles. Déjà, ces charmants morts d’antan font face à des relectures con...