Sortir à Lyon
Partager cet article :

L’Ukraine comme vous ne l’avez jamais vue par Philippe Schul­ler

Philippe Sculler expose ses photographies de l'Ukraine aux Archives municipales.
KIEV UKRAINE OCTOBRE 1991.PHOTO RESERVEE EXCLUSIVEMENT POUR LA COMMUNICATION DE L’EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE DE PHILIPPE SCHULLER AUX ARCHIVES MUNICIPALES DE LYON DU 4 MARS AU 29 OCTOBRE 2022.

C’est un simple hasard, ou un signe surgi du passé, qui fait « hello, souve­nez-vous  ». Va savoir. Le début de l’ex­po­si­tion de Philippe Schul­ler percute de plein front l’ac­tua­lité. On entame en effet la visite par un repor­tage réalisé il y a 30 ans en Ukraine. Le pays venait de quit­ter le giron sovié­tique. En duo avec la jour­na­liste Muriel Pernin, le photo­graphe a pu libre­ment partir à la recherche des derniers témoins d’une histoire long­temps tenue secrète, puis niée par l’URSS. En 1933, l’Ukraine a litté­ra­le­ment été affa­mée par Staline (lire notre critique du beau film L’Ombre de Staline). Peut-être jusqu’à 5 millions de morts. Un très probable géno­cide. Des survi­vants se souviennent de scènes de canni­ba­lisme. Un vieil homme a raconté au photo­graphe, qu’en­fant, il avait la sensa­tion que sa tante voulait le manger. Les photos, que le photo­graphe a « décou­vertes » en déve­lop­pant les pelli­cules à son retour en France, sont évidem­ment beau­coup plus douces. Elles montrent une Ukraine ouvrière et rurale qui s’ou­vrait à peine au monde.

L’Arche de l’Ami­tié entre les peuples, au bord du Dniepr à Kiev en 1991. (Philippe Schul­ler)

L’Ukraine mais pas seule­ment…

Ce n’est qu’un des sujets abor­dés à travers 250 grands tirages, rétros­pec­tive d’une carrière aussi diverse que très cohé­rente d’un photo­graphe lyon­nais qui a aussi bien réalisé une série sur les vieux commerces de Lyon, photo­gra­phié l’in­ti­mité d’une famille de paysans en Haute-Loire, qu’at­terri en de multiples lieux de la planète, notam­ment pour le compte de l’Agence Editing. Philippe Schul­ler ne fait pas partie de cette race de photo­graphes spec­ta­cu­laires qui dansent du ventre en surjouant leurs sujets. Même si certaines photos hameçonnent irré­sis­ti­ble­ment l’œil comme ce bateau qui semble glis­ser sur la lande écos­saise. Au contraire, il joue de subti­li­tés, d’un travail très construit, atta­ché aux détails, teinté parfois d’un petit humour discret. On sent la maîtrise du temps, l’ar­chi­tec­ture du travail, la domes­ti­ca­tion de la lumière, tout en déve­lop­pant une empa­thie mani­feste pour les person­nages rencon­trés. Les humains, posés mais pas poseurs, toujours sérieux, ne sont jamais pris en traître.

Le train à vapeur à Manaca Iznaga près de Trini­dad, Cuba, 19 mai 2009. (Philippe Schul­ler)


Philippe Schul­ler. Photo­gra­phies. Jusqu’au 1er octobre 2022 aux Archives muni­ci­pales de Lyon, 1 place des Archives, Lyon 2e. Entrée libre du lundi au vendredi de 13h à 17h. Visites commen­tées les jeudis et same­dis à 15h.

Sur les berges du Danube à Vuko­var, le soir, Croa­tie, août 2003. (Philippe Schul­ler)

C’est le moment de voir Four­vière illu­mi­née en son et lumière

Région des lumières: un show lumineux éclaire la basilique tout le mois de décembre. Après Clermont-Ferrand, Valence ou Chamonix, la Région a choisi la basilique de Fourvière pour son nouveau show lumineux dans le cadre de son programme la Région des lumières qui met chaque année...

Comment filmer la danse avec Cédric Klapisch

Il est le parrain des 10 ans de Numeridanse, le site ressource de toutes les chorégraphies pour tout connaître de la danse d'hier et d'aujourd'hui. Cédric Klapisch nous raconte son rapport à la danse comme cinéaste et comme spectateur, en nous dévoilant même la nouvelle série qu'...