Sortir à Lyon
Partager cet article :

Les plus belles expos sur l’Egypte à voir pour les vacances

Toutankhamon, une des trois expositions à Lyon sur l'Egypte ancienne.

[mis à jour]

Toutan­kha­mon et le pharaon oublié à La Sucrière, les hiéro­glyphes de Cham­pol­lion au musée des Beaux-Arts ou bien­tôt L’Ho­ri­zon de Khéops au centre commer­cial Confluences, trois expo­si­tions à décou­vrir pendant les vacances. Les pyra­mides de l’Egypte ancienne n’au­ront plus aucun secret pour vous…

Deux anni­ver­saires bien­ve­nus se chevauchent. On fête cette année le bicen­te­naire du déchif­fre­ment des hiéro­glyphes par Jean-François Cham­pol­lion ainsi que le cente­naire de la décou­verte de la tombe de Toutan­kha­mon. Deux expo­si­tions célèbrent ces événe­ments. Et, pyra­mide sur le gâteau, une attrac­tion en réalité virtuelle permet­tra dès le 3 novembre de visi­ter Khéops de fond en comble (pour ce qu’on en connaît). L’ex­po­si­tion Toutan­kha­mon, assez spec­ta­cu­laire, conçue comme un chemi­ne­ment immer­sif, est consti­tuée de fac simi­lés. On y perdra en émotion, comme pour toute copie. Mais les objets, expo­sés en nombre (600), sont des repro­duc­tions de qualité emprun­tées à diffé­rents musées. La muséo­gra­phie est assez maligne. Elle ménage son petit suspense à la Indiana Jones, avant de décou­vrir le sarco­phage et les trésors qui l’en­tou­raient.

Toutankhamon, à la découverte du pharaon oublié, la nouvelle expo à La Sucrière.
Toutan­kha­mon, à la décou­verte du pharaon oublié, à La Sucrière.

D’In­diana Jones à Agatha Chris­tie

On suit tout d’abord le parcours incroyable de son inven­teur Howard Carter. La visite débute par la proue recons­ti­tuée d’un bateau remon­tant le Nil, aux effluves d’ un roman d’Agatha Chris­tie. En effet, l’his­toire de Carter tient de l’enquête poli­cière. Toutan­kha­mon, pharaon méconnu au règne court (mort et embaumé à l’âge de 17 ans, vers – 1327) aurait pu conti­nuer à dormir tranquille si Lord Carnar­von n’avait entre­pris des fouilles pour passer le temps, alors qu’il s’en­nuyait au soleil. Carter, embau­ché par ce mécène, dessi­na­teur avant d’être égyp­to­logue formé sur le tas, aurait pu passer à côté du tombeau caché par des monceaux de gravas, s’il n’ y avait eu ce petit vase trouvé sous un rocher, le coup de pioche heureux d’un ouvrier, et sa formi­dable opiniâ­treté. On retrouve une grande partie ce qu’il a décou­vert dès 1922. Un trésor amon­celé comme dans un grenier, composé d’objets aussi divers que des chariots en or des armes, des bijoux précieux, des réserves de nour­ri­ture et dans une autre pièce le(s) fameux sarco­phage(s) emboî­tés comme des poupées russes. Impres­sion­nant. Mais en fait de trésor, ce n’est pas tant ce tas d’or massif qui inté­resse les égyp­to­logues, que les précieux ensei­gne­ments appor­tés sur la vie quoti­dienne de l’époque. On apprend ainsi, dans une dernière partie très péda­go­gique, que les égyp­tiens connais­saient déjà la boite à casse-croûte.

Une stèle de hiéroglyphes de Jean-François Champollion au musée des Beaux-Arts de Lyon.
Une stèle de hiéro­glyphes au musée des Beaux-arts de Lyon. (photo Akain Basset).

L’Egypte ancienne, l’éter­nel retour

Quant à l’ex­po­si­tion Cham­pol­lion, très réduite, mais intel­lec­tuel­le­ment passion­nante et plus érudite – Musée des Beaux arts oblige -, elle ménage aussi ses effets. Horsie­ris (XXIIeme dynas­tie), une véri­table momie, est expo­sée (ainsi qu’un pied de momie assez gore). Les objets, (presque) tous authen­tiques, apportent un supplé­ment d’âme qu’Anubis pour­rait ajou­ter dans la balance. De plus, l’ex­pli­ca­tion du système des hiéro­glyphes (qui comme leur nom l’in­dique sont du Chinois pour les néophytes), ainsi que les diffé­rentes écri­tures égyp­tiennes, est d’une clarté solaire. Enfin, nous avons pu parti­ci­per au spec­tacle L’Ho­ri­zon de Khéops en VR, voyage à faire en famille ou entre amis comme si vous vous rendiez sur place et ça vaut le coup !

Toutan­kha­mon, à la décou­verte du pharaon oublié. Jusqu’au 24 avril 2023 à la Sucrière, Lyon 2e Confluence. 17 € / 13 € (19–25 ans) / 11 € (6–18 ans). Fermé le lundi. 10h-17h en semaine et 10h-18h le week-end.

À la recherche des hiéro­glyphes oubliés, Jean-François Cham­pol­lion et François Artaud. Jusqu’au 31 décembre 2022 au Musée des Beaux Arts de Lyon, Lyon 1er. 8 €. Du mercredi au lundi de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h00.

L’Ho­ri­zon de Khéops. Du 3 novembre 2022 au 23 mars 2023. Centre Commer­cial Confluence, 112 cours Char­le­magne, Lyon 2e Confluence. 29,50 € (24,50 € à partir de quatre personnes). Tous les jours de 14h à 20h.

Un des 600 objets de l'exposition Toutankhamon, à la découverte du pharaon oublié à la Sucrière à Lyon.
Un des 600 objets de l’ex­po­si­tions Toutan­kha­mon, à la décou­verte du pharaon oublié.

Pous­sin et l’amour, l’expo la plus atten­due de l’au­tomne

[mis à jour] On en sait déjà un peu plus sur la grande exposition organisée par le musée des Beaux-Arts cet hiver. Il s'agit de faire découvrir un Poussin méconnu - souvent réputé, à tort, austère - grâce au thème de l’amour qui traverse l’ensemble de son oeuvre. Deux tableaux...

L’Ho­ri­zon de Khéops, un voyage immer­sif au coeur des pyra­mides

L’Egypte et ses pharaons sont tendance en ce moment à Lyon. Apres l’expo Toutan­kha­mon à la découverte du pharaon oublié à La Sucrière, place à l’exploration immersive des pyramides avec l’Horizon de Khéops au Pôle de Commerces et de Loisirs Confluence. A peine débarrassé de ...

Spec­ta­cu­laire, l’expo grand spec­tacle au temps des Romains

Théâtre de pantomimes, courses de chars et combats de gladiateurs… Dans l’Empire romain, le spectacle ne se prend pas à la légère ! Grandiose et populaire, il occupe une place centrale dans la vie de la Cité, dont rend compte la nouvelle exposition du musée Lugdunum qui plonge le...

Entre­tien en hommage à Pierre Soulages, un géant de la pein­ture

Nous avions rencontré Pierre Soulages en 2012 pour son exposition au musée des Beaux-Arts de Lyon, qui a depuis acquis plusieurs de ces toiles. Conversation avec un maître de la lumière, grand gaillard en Reebok noires qui "n'avait rien contre le fait d'être populaire". Il avait ...