Sortir à Lyon
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Que faut-il voir à la Bien­nale de Lyon ?

Abdullah Alothman à la Biennale de Lyon
Fantasy Land d'Abdullah Alothman, invité de la Biennale.

[mis à jour] Douce­ment les basses, la Bien­nale d’art contem­po­rain, ça dure trois mois ! On l’a visi­tée et on a choisi nos dix oeuvres préfé­rées depuis, mais on vous dres­sait aupa­ra­vant un premier top géné­ral pour y comprendre quelque chose et vous mettre l’eau à la bouche. Que voici.

Quel est le thème de cette année?

 Les commis­saires d’ex­po­si­tion, le duo libano-alle­mand Sam Bardaouil et Tim Fell­rath, ont choisi un thème qui résonne avec l’ac­tua­lité : un « mani­feste de la fragi­lité ». La démarche n’est pas selon eux un simple constat, assumé, mais aussi une force et un appel à la résis­tance. En résumé, la maison brûle, mais les artistes, censés par essence être plus vulné­rables, rejoignent les pompiers. Plus d’une centaine ont été inter­pel­lés ou choi­sis sur ce thème inves­tis­sant divers lieux, dont le point prin­ci­pal sera les Usines Fagor.”

C’est où?

Aux anciennes usines Fagor, donc, et deux autres lieux prin­ci­paux : le Mac à l’ori­gine de la mani­fes­ta­tion, et le musée Guimet, excep­tion­nel­le­ment réou­vert pour l’oc­ca­sion (même si on y attend toujours un projet pérenne, la mairie ayant renoncé à y instal­ler les futurs ateliers de la Maison de la danse). Avec toujours d’autres lieux « en réso­nance« , comme la BF15 qui vient déjà d’ou­vrir sa nouvelle expo­si­tion, ou l’IAC à Villeur­banne, toujours inté­res­sant pour y repé­rer les meilleurs artistes de la scène locale.

On verra quoi par exemple?

Au Mac, vous pour­rez décou­vrir le destin excep­tion­nel et pour­tant oublié d’une figure emblé­ma­tique de l’his­toire lyon­naise: Louise Brunet, qui parti­cipa à la révolte des Canuts. Au musée Guimet – une décou­verte en soi ! –  l’œuvre senso­rielle d’Ugo Schiavi, qui mêle plantes, fossiles et câbles pour évoquer la forte rési­lience de la nature. Ainsi que les assem­blages de panneaux lumi­neux d’Abdul­lah Al Othman à Fagor, ou encore l’im­pres­sion­nant village de Hans Op De Beeck qui occupe à lui tout seul une halle entiè­re… La suite, très vite, dès qu’on y a jeté un oeil… ou deux !

16e Bien­nale d’art contem­po­rain de Lyon, Mani­festo fo fragi­lity. Du mercredi 14 septembre au 31 décembre.