Sortir à Lyon
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James Gray, premier invité du festi­val Lumière

James Gray avec Joaquin Phoenix sur le tournage de La Nuit nous appartient.
James Gray avec son acteur fétiche Joaquin Phoenix sur le tournage de La Nuit nous appartient (2007).

Le cinéma de James Gray se démarque de la produc­tion améri­caine actuelle. Mettant la mise en scène au service de la narra­tion et non l’in­verse, il s’ins­crit plus dans un courant de cinéma dit « clas­sique », hérité du Nouvel Holly­wood. Avec sept films accla­més par la critique (on oubliera volon­tai­re­ment Blood Ties co-écrit avec Guillaume Canet) James Gray a su tisser une œuvre aussi intime qu’u­ni­ver­selle et donner un nouveau souffle au cinéma améri­cain.

Les liens du sang

Les conflits entre le bien et le mal, les liens fami­liaux, ou encore l’inac­ces­si­bi­lité du rêve améri­cain : dès son premier film, James Gray instaure les théma­tiques phares de son cinéma. Ce sont d’abord les quar­tiers défa­vo­ri­sés de Brook­lyn (lieu de son enfance) qu’il filme sur fond de mafia juive dans Little Odessa, dans lequel Tim Roth impres­sionne en tueur à gages renié par sa famille et déchiré par la violence. Il conti­nue ensuite d’ex­ploi­ter les parcours moraux ambi­gus et le poids de la famille avec The Yards, mais surtout avec son chef d’œuvre, La Nuit nous appar­tient, présenté pendant le festi­val. Un polar crépus­cu­laire hypno­ti­sant par sa violence, mais encore plus par les conflits inté­rieurs du jeune Joaquin Phoe­nix partagé entre les plai­sirs illé­gaux du monde de la nuit et sa famille de poli­ciers. Le succès du film permet à James Gray de se confron­ter à d’autres codes du cinéma comme la romance avec Two Lovers, le film d’aven­tures avec The Lost City Of Z ou encore la science-fiction avec le récent Ad Astra.

Gwyneth Palthrox et Joaquin Phoenix dans Two lovers de James Gray, bonnet, doudoune.
Joaquin Phoe­nix et Gwyneth Paltrow dans Two lovers de James Gray, grand film d’amour.

Family life

Rela­tions amou­reuses contra­riées d’un côté et recherche de figure pater­nelle absente de l’autre : le cinéaste conserve ses obses­sions et ne cesse de tisser des histoires complexes où les liens se distendent. Après l’Ama­zo­nie et Neptune et un détour par la mise en scène d’opéra (Les Noces de Mozart à Paris), James Gray retrouve les faubourgs de New York qui l’ont vu gran­dir avec Arma­ged­don Time, film auto­bio­gra­phique où il appro­fon­dit son sujet de prédi­lec­tion, la famille, dans ce qui appa­raît comme son film le plus person­nel. On a hâte. J. D.

Rencontre avec James Gray au Pathé Belle­cour, Lyon 2e. dimanche 16 octobre à 15h15.

Avant-première de Arma­ged­don Time (2022, 1h55) à l’Ins­ti­tut Lumière dimanche 16 octobre à 17h30. Films de la rétros­pec­tive : Little OdessaLa Nuit nous appar­tientTwo LoversThe Lost City of Z. 5/7 €. James Gray présen­tera tous ces films dimanche 16 octobre au festi­val Lumière.

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