Sortir à Lyon

Pierre qui mousse

Il fait partie des rares comiques qui peut nous donner des ordres. Son mal être (de génie) trans­pire telle­ment à chaque seconde que l’im­pé­ra­tif du titre de son dernier spec­tacle, « Aimez-moi  », sonnait autant comme un appel au Il a inspiré Muriel Robin qui a inspiré Florence Foresti. On lui doit à peu près tout de ce qui fait le comique popu­laire français aujourd’­hui : moins de vannes, un art sans pareil pour croquer la vie quoti­dienne et une fine dose d’ob­ser­va­tion sociale pour conver­tir les névroses de ses contem­po­rains en rires. C’est d’ailleurs bien pour ça que Pierre Palmade est aussi un auteur de pièces, et pas seule­ment de one-man-show : son écri­ture a toujours large­ment débordé de la petite confes­sion sur soi-même, contrai­re­ment à nombre de comiques d’aujourd’­hui. En prime, sa silhouette dégin­gan­dée, la détresse de l’homme et sa soli­tude en font, en vieillis­sant, un acteur encore plus émou­vant. Modeste (dans ses sujets), on ne peut plus popu­laire (dans ses approches), c’est ce qui s’ap­pelle un grand monsieur qu’on est prêt à aimer jusqu’au bout. En espé­rant qu’en plus de reprendre un flori­lège de ses sketches cultes pour fêter ses 30 ans de scène, il ait gardé un peu de ceux de son dernier spec­tacle qu’on avait beau­coup aimé. Comme celui d’un homme malade d’amour qui lais­sait des messages sur le répon­deur de chan­teurs pour leur lire leurs chan­sons. Un rendez-vous avec un auteur pareil ne se rate pas : il incarne à lui seul une certaine noblesse de la comé­die, en plus d’être un des grands acteurs comiques à voir au moins une fois dans sa vie sur scène. Bref, le rendez-vous incon­tour­nable du prin­temps. L.H.

Pierre Palmade joue ses sketches. Vendredi 20 et samedi 21 mars à la Comé­die Odéon. De 27,50 € à 33,50 €. come­dieo­deon.com

Théâtre théra­pie

Une affiche en noir et blanc avec seulement le titre en rouge, ça nous rappelle le meilleur du pire des Skyblog des années 2000. Un peu comme Elodie Frégé, gagnante de la Star Ac’ en 2003. Elodie Frégé, qui n’a eu de cesse de faire des références à Marilyn Monroe dans sa carrière...

Lââm : retour vers le futur !

Lisse baby, lisse Toi aussi tu rêvais d’avoir un fer Babyliss (pour ne pas citer de marque) pour te lisser ou te gaufrer les cheveux en regardant Hit Machine ? Ton modèle capillaire d’alors : Lââm et ses longueurs blondes qui changeais de forme à chacune des émissions de Charl...