Sortir à Lyon
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Le Prix de l’as­cen­sion, la comé­die grinçante des vacances

Le Prix de l'ascension d'Antoine Demor et Victor Rossi.
Victor Rossi et Antoine Demor prêts pour l'Ascension.

Elles ne sont pas légion les comé­dies poli­tiques au café-théâtre. Elles sont encore moins nombreuses à éviter l’écueil du pouja­disme (tous pour­ris), comme du bashing de circons­tance (gilets jaunes ou anti-Macron). C’es ce que réus­sissent Antoine Demor et Victor Rossi : l’as­cen­sion de deux potes de promo dans les coulisses des cabi­nets poli­tiques, jusqu’à y lais­ser des plumes. Parfai­te­ment docu­menté quand il s’agit de se farcir le cynisme bon teint des commu­ni­cants ou les finan­ce­ments astro­no­miques du plus parfait entre-soi, cette comé­die grinçante et soignée (superbes éclai­rages) n’en oublie pas de construire des person­nages. C’est là toute la force de cette comé­die poli­tique douce-amère : montrer ce qu’il en compte de faire semblant à soi-même, jusque dans les scènes les plus intimes trai­tées elles aussi loin des clichés, avec eux comé­diens aussi précis dans la méca­nique comique que touchants pour lais­ser trans­pa­raître le vide affec­tif que leur appé­tit de pouvoir, déri­soire, a laissé derrière eux. C’est gonflé, origi­nal et parfai­te­ment incarné.


Le Prix de l’as­cen­sion de et avec Antoine Demor et Victor Rossi. Du mercredi au samedi à 21h jusqu’au 26 février à la Comé­die Odéon, Lyon 2e. De 15 à 21,50 €.

On a adoré le nouveau spec­tacle de Fabrice Eboué, Adieu hier !

Après une première partie assurée par l’étonnante humoriste belge Angelina Bruno et sa prothèse de bras, c’est au rythme de la chanson Ausländer de Rammstein que Fabrice Eboué a fait son entrée fracassante sur scène. Directement il a choisi quelques victimes dans le public du pre...

Avec son nouveau spec­tacle, Fabrice Eboué envoie valser le passé

C'est un des rares comiques à réussir des blagues sur le racisme sans jamais verser dans le communautarisme. Il ne s'interdit rien, et a réussi à vieillir sur scène. Deux qualités de plus en plus rare. Lors de son dernier spectacle, ils nous expliquait déjà que "son seul censeur,...

Vincent Dedienne encore plus inci­sif dans Un soir de gala

Il s’était mis à nu dans son premier spectacle pour nous parler de lui. C’est vêtu d’un costard que Vincent Dedienne revient pour en tailler un à ses semblables, dans Un soir de gala. Autour d’un piano dont il ne jouera pas, il déroule ainsi l’incarnation d’une dizaine de personn...

Paul Mira­bel, l’hu­mo­riste le plus lunaire et décalé

Le zèbre n’est pas un équidé comme les autres. Cet animal se différencie des chevaux et des ânes par son pelage original, noir avec des rayures blanches (et non l’inverse). Ainsi, un « drôle de zèbre » signifie par métaphore quelqu’un d’étrange, un peu hors norme, bizarre et… aty...