Ubu roi (ou presque)

Théâtre & danse

   Publié par Fabienne Gaudin le 13 octobre 2017
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6
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Tout public à partir de 12 ans – Nouvelle version 2017

Ubu, capitaine des dragons, officier de confiance de Venceslas, jouit de la haute estime de son roi. Tandis que sa femme, mère Ubu, aspire au trône. Pour convaincre son époux, elle trace un tableau séduisant de la vie de souverain. « Tu pourrais augmenter infiniment tes richesses et manger fort souvent des andouilles. » Cette image idyllique fait réfléchir le gros homme. Il organise, avec le vaillant capitaine Bordure, une conspiration. Mais se sentant trahi, il s’esclaffe : « merdre, jarnicoton bleu, de par ma chandelle verte, je suis découvert, je vais être décapité ! » Devant le roi, il passe aux aveux. Fort heureusement, personne n’entend rien à son langage bredouillant et tonitruant. Mère Ubu ne lâche pas l’affaire. Un attentat est mis sur pied. Ce sera le massacre de la famille royale et l’ascension au trône du père Ubu. Devenu roi, il agit avec autorité et brutalité.
Ubu roi n’est pas seulement un canular, une farce plaisante et féroce, une parodie loufoque. C’est avant tout l’entrée en scène d’un personnage dont le nom s’inscrit dans l’histoire de la littérature et dans la vie de tous les jours. Par-delà le bourgeois enragé et le bouffon, Jarry vise l’Homme, dont il sonde, avec cette œuvre, l’indicible bêtise, la lâcheté et la sauvagerie, au moyen d’un langage tout de verdeur et de cocasserie.
Nouvelle version 2017. Sur le plateau, lumières « flashy », batailles réglées comme des numéros de music-hall. Annick Bergeron, interprète grandiose de Sœurs de Wajdi Mouawad, sera une Mère Ubu qui donnera à cette fable plaisante et féroce, un décalage de plus.