Après le dessin animé J‘ai perdu mon corps, césarisé, Jérémy Clapin revient avec Pendant ce temps sur terre, son premier film SF « réaliste » avec des acteurs en chair et en os. Après un superbe générique et quelques insertions graphiques en noir et blanc, c’est Megan Northam (vue chez Klapisch) qui sera de tous les plans, pour un portrait de femme racé et poignant.

Pendant ce temps sur Terre, elle sans lui…

Megan Northarm et Nicolas Avinée dans Pendant ce temps sur Terre.

Le corps perdu cette fois, c’est celui du frère aîné d’Elsa, astronaute mystérieusement disparu au cours d’une mission spatiale trois ans plus tôt. Elsa, solitaire, va alors avoir plus de mal à vivre, surtout auprès de la gente masculine… Et commencer à dialoguer avec une « voix » qui lui rappelle son frère, et les étoiles filantes de la perte qui lui permettent d’écouler son deuil dans un somptueux manège esthétique, sobre et lent.

Jérémy Clapin signe une sorte de film de science-fiction spatiale à l’envers, lové dans le cocon contemplatif du deuil d’une jeune femme. Comme Elsa, on flotte un peu parfois, mais Pendant ce temps sur Terre reste une odyssée intime des plus originales dans le cinéma français, émouvante et plastiquement de toute beauté.

Pendant ce temps sur Terre de Jérémy Clapin (Fr, 1h29) avec Megan Northam, Dimitri Doré, Sébastien Pouderoux… Sortie le 3 juillet.

Merci d’avoir lu cet article ! Si vous avez un peu de temps, nous aime­rions avoir votre avis pour nous amélio­rer. Pour ce faire, vous pouvez répondre anony­me­ment à ce ques­tion­naire ou nous envoyer un email à [email protected]. Merci beau­coup !